Santé: le Doliprane et le Nurofen ne sont plus disponibles en accès libre

A partir de mercredi 15 janvier, les pharmaciens ne peuvent plus laisser les médicaments à base de paracétamol et d’ibuprofène en accès libre dans l’officine.

Les médicaments à base de paracétamol et d'ibuprofène peuvent causer de graves séquelles au corps s'ils sont mal dosés. Crédit: Istock

Acheter une boîte de Doliprane comme on achète une crème pour les mains en pharmacie, c’est terminé. Depuis ce mercredi 15 janvier, tous les médicaments à base de paracétamol, d’ibuprofène et d’acide acétylsalicylique (soit l’aspirine) repassent derrière le comptoir des officines et ne sont plus en accès libre. Au total, 36 médicaments à base de paracétamol et 46 anti-inflammatoires sont retirés des présentoirs, annonce Le Figaro.

C’est en 2008 que les Efferalgan et autres Advil ont été mis en accès libre, selon une décision prise par la ministre de la Santé de l’époque, Roselyne Bachelot, pour favoriser une automédication responsable, en évitant l’engorgement des cabinets médicaux pour de simples remèdes du quotidien, rappelle le journal La Croix. Mais le 3 octobre 2019, l’Agence nationale de sécurité du médicament est revenue sur ce dispositif, en raison des dangers que représentent ces médicaments s’ils sont mal dosés notamment.

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Greffe du foie et problèmes rénaux

En effet, l’usage de paracétamol est responsable d’une greffe de foie par semaine en France, ce qui est en fait la première cause de greffe hépatique d’origine médicamenteuse dans le pays, selon le professeur François Chast, président honoraire de l’Académie de pharmacie, interrogé par Le Figaro. Un adulte de plus de 50 kg ne doit pas prendre plus de trois grammes de paracétamol par jour et pas plus d’un comprimé d’un gramme toutes les 6 heures.

Concernant l’ibuprofène et les anti-inflammatoires non stéroïdiens, leur mauvais usage peut provoquer des problèmes aux reins et des complications infectieuses, car ces médicaments atténuent la réaction immunitaire.

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En juillet dernier, l’ANSM a demandé aux fabricants d’appliquer des messages d’alerte sur les médicaments contenant du paracétamol. On pourra lire « surdosage = danger ou « dépasser la dose peut détruire le foie », dans un cadre rouge. Le message sera obligatoire d’ici avril 2020.

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