Electricité: la technique pour échapper à la hausse des prix du 1er février

Vous vous chauffez à l’électricité ? Attendez-vous à recevoir des factures bien plus élevées que l’hiver dernier. En effet, les près de 25 millions d’abonnés aux tarifs bleus d’EDF, c’est-à-dire les tarifs réglementés fixés par les pouvoirs publics, sont sur le point de connaître une hausse non-négligeable du prix du kilowattheure à partir du 1er février. 

Elle sera de +2,4 % en moyenne, soit une dépense supplémentaire de 21 euros par an et par foyer. Mais son impact financier sera bien plus important pour les utilisateurs d’un chauffe-eau et de radiateurs électriques. A l’origine de cette énième remontée des tarifs réglementés ? La hausse du coût de l’électricité sur les marchés ainsi que « la prise en compte du rattrapage sur deux ans de l’écart entre coûts et tarifs au cours de l’exercice 2019 », avance la Commission de la régulation de l’énergie qui avait proposé cette évolution tarifaire au gouvernement.

A LIRE >>>Votre facture de chauffage est-elle dans la moyenne de celle des Français ?

Ce dernier ayant décidé de l’appliquer immédiatement, les abonnés aux tarifs bleus d’EDF vont devoir intégrer à leurs prévisions budgétaires l’inflation de ce poste de dépenses qui enregistre sa troisième revalorisation en moins d’un an. Pour mémoire, les tarifs réglementés de l’électricité ont déjà augmenté de 7,7% le 1er juin dernier puis de 1,49% le 1er août ! Et leur inflation se ressent plus que jamais cet hiver sur les factures, alors que la période de chauffe bat son plein.

Agir avant la date fatidique

Cette nouvelle hausse des tarifs réglementés est-elle pour autant une fatalité pour les foyers concernés ? La réponse est non ! Car ces derniers peuvent mettre en œuvre une technique très simple qui leur permettra d’y échapper.  

Celle-ci consiste à quitter les tarifs réglementés, autrement dit à souscrire une offre dite « de marché » chez un concurrent d’EDF avant le 1er février. Mais pas n’importe laquelle : il faut choisir une offre à prix fixe, c’est-à-dire dont le prix du kilowattheure ne bougera pas pendant 1 an, 2 ans, 3 ans… Ce qui permettra donc de ne pas subir la hausse du 1er février mais aussi de se protéger des suivantes puisque les tarifs réglementés sont susceptibles d’évoluer deux fois par an.

Pour y parvenir, munissez-vous de vos dernières factures d’électricité pour y relever le volume de votre consommation en kWh sur une année. Puis connectez vous sur le seul comparateur officiel et exhaustif : celui du médiateur de l’énergie. Une fois vos informations entrées, il suffit de de choisir d’afficher uniquement les offres à prix fixes dans le filtre « évolution des prix », pour obtenir toutes les propositions du moment.

A LIRE >>>Fin des tarifs réglementés du gaz : “Ça va être saignant !”

Exemple avec une famille marseillaise habitant un appartement de 70 m² entièrement à l’électricité (chauffe-eau, radiateurs, cuisson…) et qui règle actuellement 1143 € par an aux tarifs bleus d’EDF. L’offre du moment qui lui serait la plus favorable ? Celle proposée par le fournisseur Energies du Santerre qui propose via son offre « Domelec Optima 36 mois », un prix fixe qui ne bougera pas pendant les trois prochaines années pour 1081 € par an. Ce qui permettra à notre famille d’économiser dès maintenant 62 euros annuels et d’avoir l’esprit tranquille durant les trois prochaines années.

D’autres offres permettent de bloquer le prix du kilowattheure durant un an en réalisant de petites économies, notamment chez Iberdrola (1067 € sur un an), ou chez ekWateur (1126 €). Attention toutefois à bien examiner dans ces contrats à durée plus limitée quelle revalorisation des tarifs est prévue par le fournisseur pour éviter de mauvaises surprises une fois l’année de prix gelés écoulée.

Pour rappel, changer de fournisseur d’énergie est simple (le nouveau se charge de résilier le contrat en cours), sans frais et sans coupure.

Elodie Toustou

Partager
Publié par
Elodie Toustou

Articles récents

Le maintien du durcissement des conditions des prêts immobiliers fait débat

Le courtier en crédit Cafpi réagit au maintien, par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), de sa position stricte…

18/09/2020 18:33

« Le CAC 40 devrait sortir par le haut du tunnel dans lequel il évolue depuis plusieurs mois », selon Nuno Teixeira

Depuis le début du mois de juin, l’indice phare de la place parisienne évolue autour du seuil des 5.000 points.…

18/09/2020 17:40

Un mauvais calcul de taux de crédit ne justifie pas toujours une procédure judiciaire contre la banque

La Cour de cassation rappelle dans un arrêt que la clause d’un contrat de prêt qui annonce un taux d’intérêt…

18/09/2020 17:05

Immobilier : la crise économique n’enlève pas l’envie d’acheter

Six Français sur dix ont toujours la volonté d’acheter un bien immobilier, selon un sondage OpinionWay pour Capifrance.

18/09/2020 16:43

Selon l’Insee, les plus riches épargnent et les plus modestes dépensent de manière contrainte

Une étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), basée sur des données de 2017, montre…

18/09/2020 15:23

Les actionnaires des autoroutes empocheraient 40 milliards d’euros entre 2022 et 2036

Les principaux concessionnaires, Vinci Autoroutes et Eiffage en tête, atteindront leur rentabilité autour de 2022, selon un rapport du Sénat.

18/09/2020 13:00