Se connecter S’abonner

Énergie: des pratiques de vente forcée chez Engie?

Alors que le fournisseur d'électricité et de gaz est souvent pointé du doigt sur ses pratiques commerciales, l'UFC-Que Choisir dénonce un contrat illégal qui s'apparente à de la vente forcée.

« Tout de même, la vente forcée, on avait du mal à y croire », écrit l’UFC-Que Choisir. Les pratiques commerciales d’Engie sont souvent remises en cause. Démarchage abusif, usurpation d’identité d’EDF et plaintes des consommateurs lui ont valu le surnom de « mouton noir » du secteur par l’association. Mercredi, l’UFC-Que Choisir dénonce une nouvelle pratique illégale : la vente forcée.

Un contrat électricité qui se cache dans un contrat gaz

L’association de consommateurs publie le contrat envoyé par Engie à un consommateur. Alors qu’il est clairement écrit en haut de la lettre qu’il s’agit d’une proposition pour du gaz naturel, les paragraphes écrits en plus petits indiquent que le signataire s’engage pour un contrat gaz, mais aussi électricité. « Heureusement, l’usager qui l’a reçue est un consommateur avisé. Il a pris soin de lire le long pavé imprimé en tout petits caractères, et s’y est repris à deux fois tant il avait du mal à le croire », écrit l’UFC-Que Choisir.

En effet, si tous les gros titres ne mentionnent que le gaz naturel, les conditions écrites en bas du document indiquent que « le client atteste choisir Engie comme fournisseur de Gaz et d’Électricité ». Aucun autre document joint à cette proposition commerciale ne précise clairement les détails de cette offre électricité. L’association de consommateurs affirme ainsi qu’il s’agit de « vente forcée, une pratique commerciale déloyale illégale ».

A LIRE >> Consommation: quel opérateur télécoms a fait l’objet du plus de plaintes ?

Engie condamné deux fois en 2019

En mars 2019, le fournisseur d’énergie était déjà condamné à 1 million d’euros de dommages et intérêts au profit d’EDF, pour avoir usurpé son identité. Quelques mois plus tard, en octobre, l’ex-GDF-Suez devait de nouveau payer une amende de 900 000 euros pour du démarchage abusif qualifié d’« agressif » par les autorités.