Consommation: pourquoi certains œufs coûteront plus cher dès le mois de mai?

À partir du 1er mai, certaines boîtes d’œufs seront vendues plus cher dans les magasins Carrefour. Le distributeur et le producteur Loué, son partenaire historique, ont adopté une technique permettant de déterminer le sexe des poussins encore dans l’œuf, afin d’éviter le broyage des mâles.

Carrefour vise, à terme, une production annuelle de sept millions d'œufs. Crédit: ISOPIX/SIPA.

En janvier 2020, les ministres de l’Agriculture français, Didier Guillaume, et allemande, Julia Klöckner disaient vouloir mettre un terme à l’abattage des poussins mâles d’ici la fin de l’année 2021. Le distributeur Carrefour et la marque Loué ont décidé de prendre le taureau par les cornes sans attendre, en recourant à une technique qui détermine le sexe d’un poussin encore dans l’œuf. Dans un communiqué publié lundi 10 février, les partenaires expliquent leur choix qui aura une répercussion sur le prix des œufs.

Dans la pratique, selon le distributeur, il faudra compter un peu moins de 0,03 euro supplémentaire par œuf. Ainsi, une boîte de six œufs « Filière Qualité Carrefour » coûte actuellement 1,78 euro. Son prix passera à 1,94 euro à partir du 1er mai.

Une production annuelle de sept millions d’œufs

Le distributeur et la marque Loué, propriété du groupe volailler LDC et partenaire historique de la gamme « Filière Qualité Carrefour », ont décidé de recourir à la technique dite de spectrophotométrie pour éviter l’abattage annuel, par broyage, de poussins mâles. Grâce à une caméra, il est possible de déterminer le sexe des embryons et, de ce fait, de sélectionner les poules pondeuses avant leur éclosion.

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Allemande, la technique aurait été utilisée pour la première fois en France au début du mois de décembre 2019, précise Carrefour. Au 1er mai, 30 000 poules auront bénéficié de cette technologie, pour à terme une production annuelle de sept millions d’œufs, indique Carrefour, sans préciser dans quels délais. Au début de l’année, le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume chiffrait à 50 millions le nombre de poussins mâles broyés chaque année en France. Les producteurs estiment, en effet, qu’il n’est pas rentable de nourrir ces derniers.

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