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Coronavirus: «Aucun salarié au chômage partiel ne perdra un centime», annonce Le Maire

Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie et des Finances, était en direct ce vendredi 13 mars sur RMC et BFMTV. Se voulant rassurant, il a garanti que le chômage partiel sera déplafonné pour éviter que les salariés ne perdent de l'argent.

À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Après les annonces faites par Emmanuel Macron jeudi, ses ministres montent au créneau pour apporter toutes les précisions nécessaires pour rassurer les Français. Depuis ce vendredi 13 mars, l’avenir financier des salariés au chômage technique – ou qui seront amenés à l’être – en raison de l’épidémie de coronavirus s’éclaircit.

Non seulement les heures chômées seront intégralement prises en charge par l’État, mais elles ne seront pas rémunérées au niveau du Smic. « Là où notre système d’indemnisation de chômage partiel ne fonctionne pas, c’est qu’il est plafonné à un smic. Hier, j’étais dans une entreprise de traiteur où beaucoup de salariés sont payés 2 000 ou 2 200 euros par mois. S’ils restent chez eux en chômage partiel, ils perdent de l’argent », a expliqué Bruno Le Maire, sur le plateau de RMC.

« Des dizaines de milliards d’euros »

L’État prévoit que cette décision lui coûtera « des dizaines de milliards d’euros », estime le ministre de l’Économie et des Finances. De quoi s’assurer qu’ « aucun salarié ne perdra un centime. Alors évidemment s’il y a des salaires extraordinairement élevés, il est peut-être envisageable de fixer une limite. Mais pour tous les 99% de salariés, nous prendrons cela en charge».

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La limite en question devrait être fixée à quatre smic, si l’on en croit les propos de Bruno Le Maire : « Vous touchez deux Smics, deux et demie, trois ou quatre Smic, vous êtes en activité partielle, vous êtes indemnisés par l’État, et dès que c’est fini, vous pouvez retrouver votre activité, et dès que c’est fini, tout de suite, l’entreprise redémarre ». Pour lui, abandonner les entreprises en pleine crise sanitaire coûterait plus cher à l’État que de soutenir l’économie.