Coronavirus: chômage partiel, trêve hivernale… les coups de pouce économiques annoncés par Macron

Face à l’épidémie de coronavirus, le président Emmanuel Macron a multiplié les annonces pour soutenir l’économie et les ménages les plus modestes.

Jeudi 12 mars, 60 000 salariés étaient déjà concernés par le chômage partiel. Crédit: Sipa.

Lors de son allocution télévisée du jeudi 12 mars, le président de la République a listé les mesures prises pour protéger les entreprises et les salariés des conséquences de la crise sanitaire liée à l’épidémie de coronavirus. « Dès les jours à venir, un mécanisme exceptionnel et massif de chômage partiel » sera mis en place, a confirmé Emmanuel Macron. Muriel Pénicaud, ministre du Travail, avait annoncé plus tôt dans la journée que 3 600 entreprises avaient déjà demandé à bénéficier de cette mesure. 60 000 salariés étaient alors concernés. Des chiffres qui pourraient avoir décollé depuis les annonces du président.

Dans le cadre du dispositif du chômage partiel, l’État « prendra en charge l’indemnisation des salariés contraints à rester chez eux », a précisé le président. Habituellement, les heures chômées sont prises en charge par l’employeur, à hauteur de 70% du salaire brut du travailleur, qui reçoit ensuite 8,04 euros par salarié par heure chômée, quel que soit le salaire versé habituellement à son salarié. Le dispositif devrait encore être affiné au cours de la journée de ce vendredi 13 mars.

La trêve hivernale prolongée jusqu’au 31 mai

Le chef de l’État a également rappelé que « toutes les entreprises qui le souhaitent pourront reporter sans justification, sans formalités, sans pénalités, le paiement des cotisations et impôts dus en mars ». Il faudra cependant informer la Direction générale des Finances publiques (DGFiP), ne serait-ce que par mail.

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Avant d’annoncer la prolongation de la trêve hivernale, Emmanuel Macron a souligné que la protection des plus vulnérables « est la priorité absolue […]. Cette épreuve exige aussi une mobilisation sociale envers les plus démunis et les plus fragiles. La trêve hivernale sera reportée de deux mois. Et je demande au gouvernement des mesures exceptionnelles dans ce contexte pour les plus fragiles. » Jusqu’au 31 mai 2020, il sera donc impossible de procéder à une expulsion locative, et le gaz et l’électricité devront être maintenus même en cas de factures impayées.

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