Coronavirus: mobilisation générale pour assurer l’approvisionnement en électricité

Face à l’épidémie de coronavirus, RTE et EDF s’organisent pour faire face et assurer l’approvisionnement en électricité.

Si besoin, des mesures exceptionnelles permettront à RTE et EDF de changer leur organisation du travail. Crédit: iStock.

EDF et RTE sont sur le pont. Vendredi, lors d’une réunion de crise avec Élisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique et solidaire, il leur a été demandé de s’organiser pour assurer la continuité de leur service et ainsi continuer de fournir la France en électricité et en gaz. Si nécessaire, des mesures réglementaires leur permettront d’adapter les horaires de travail de leurs salariés, rapportent Les Échos.

Dans ce contexte inédit, et alors que trois cas de coronavirus avaient été détectés dans les centrales nucléaires d’EDF et 295 salariés étaient en quarantaine chez Enedis, la santé des salariés est la priorité. « On a pour consigne de privilégier les transports individuels pour se rendre au travail et l’entreprise a commencé à anticiper ses commandes de fuel ou de produits chimiques nécessaires à la production », décrit au quotidien Marc Kuntz, coordinateur syndical pour le parc nucléaire d’EDF à la CGC.

Ce lundi 16 mars, RTE devait généraliser le télétravail pour toutes les missions réalisables à distance. Il a également été décidé de reporter des missions d’acheminement de l’électricité non urgentes. Quant aux salariés, ils ont été équipés de masques et travaillent en très petits groupes.

Une force d’action rapide

Du côté d’EDF, les week-ends comme les soirs, les centrales fonctionnent avec des effectifs limités. « Notre plan pandémie nous permet de faire fonctionner l’ensemble du parc avec 25 % de taux d’absentéisme pendant 3 mois et 40 % en cas de pic de l’épidémie », rassure l’entreprise.

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Si la situation devait se dégrader, des mesures réglementaires exceptionnelles permettraient à RTE et EDF de changer leur organisation du travail, « pour travailler en deux fois douze heures plutôt qu’en trois fois huit heures et garder des équipes en réserve », a indiqué Élisabeth Borne. Un autre levier serait également actionnable : le groupe dispose d’une force d’action rapide nucléaire. Créée après la catastrophe de Fukushima, elle intervient habituellement en cas d’accident. Dans le cas présent elle a surtout l’avantage d’être formée pour « piloter n’importe quel réacteur », précise EDF. De quoi pallier les éventuels manques d’effectifs. 

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