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Pourquoi les enchères d’attribution de la 5G sont reportées ?

L'Autorité de régulation des télécoms a fait savoir qu’elle reportait les enchères d’attribution des premières bandes de fréquence 5G en France. Elles devaient avoir lieu mi-avril. 

La nouvelle du report des enchères, qui serviront à attribuer les premières fréquences nécessaires au lancement des réseaux mobiles 5G, est tombée mardi 17 mars. Pour le moment, l’Autorité de régulation des communications électroniques (Arcep) n’a pas fixé de nouvelle date, en raison de l’impossibilité de procéder à des simulations en cette période de confinement imposée par l’épidémie de coronavirus, relaye BFMTV.

L’attribution se fera en deux temps. Le premier permettra l’attribution de blocs de 50 mégahertz (MHz) par opérateur au prix fixe de 350 millions d’euros par bloc. Le second sera marqué par un système d’enchères au cours duquel les 110 MHz restants seront répartis par tranche de 10MHz, pour un montant minimal de 70 millions d’euros par tranche.

Au moins 2,17 milliards pour l’État

L’État compte sur cette opération d’attribution pour engranger au minimum 2,17 milliards d’euros. Mais ce montant pourrait être bien plus élevé en fonction du déroulement des enchères. Orange, Bouygues Telecom, SFR et Free ont tous déposé un dossier de candidature pour l’attribution des premières bandes de fréquence 5G en France.

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Parallèlement à ce contretemps, la procédure fait l’objet de multiples recours, de la part d’un syndicat qui lui reproche de ne pas être assortie d’obligations en termes d’emploi, mais surtout d’associations inquiètes d’un impact de la 5G sur la santé et sur l’environnement. Saisi par ces associations, le Conseil d’État avait refusé de suspendre en urgence la procédure, mais il doit rendre une décision sur le fond d’ici l’été.