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Chômage: la réforme de l’indemnisation journalière est reportée au 1er septembre

Le décret repoussant l’entrée en vigueur de cette réforme est paru au « Journal officiel » dimanche. La ministre du Travail a exclu toute abrogation du premier volet de la réforme, entré en vigueur en novembre.

C’était une annonce de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Mi-mars, elle avait indiqué que l’entrée en vigueur des nouvelles règles concernant le calcul de l’indemnité journalière, qui devaient s’appliquer dès le 1er avril, était repoussée au 1er septembre. Un report désormais définitivement gravé dans le marbre : le décret est paru au Journal officiel, dimanche 29 mars.

« Dans le contexte de propagation du virus covid-19 et compte-tenu de ses conséquences sur le marché du travail, le décret a pour objet de reporter au 1er septembre 2020 la date d’entrée en vigueur des modalités de calcul du salaire journalier de référence servant de base au calcul de l’allocation d’assurance chômage », peut-on lire dans la notice du texte. Muriel Pénicaud avait justifié le report par l’ampleur de la crise économique liée à l’épidémie : « La réforme a été conçue dans un contexte qui n’a plus rien à voir avec celui que nous connaissons aujourd’hui », avait-elle déclaré sur RMC/BFMTV lundi 16 mars.

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Pas de retour en arrière

Ce décret permet au gouvernement quelques ajustements du dispositif à venir. Ainsi, il « introduit également, pour les ouvriers dockers occasionnels, des règles dérogatoires s’agissant du calcul de la durée d’indemnisation et du salaire journalier de référence, afin de tenir compte des conditions spécifiques d’emploi de ces salariés ».

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Cette réforme du calcul de l’indemnité journalière représente le second volet d’une réforme dont les premiers effets (augmentation de la durée minimale de cotisation pour ouvrir des droits) se sont fait sentir en novembre 2019. Toutefois, malgré la crise économique et sanitaire actuelle, la ministre du Travail ne compte pas revenir sur le premier volet de cette réforme. « Beaucoup de choses étaient très demandées», a-t-elle déclaré, comme «les droits de démissionner pour créer son entreprise, le fait qu’il y ait un filet de sécurité pour les indépendants », a-t-elle déclaré dimanche dans l’émission « Le Grand jury », rapporte Le Figaro.