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Budget : ce qui change ou pas au 1er avril

Certaines mesures devaient entrer en vigueur au 1er avril comme la réforme de l’assurance chômage ou du calcul des APL. 

Des prestations sociales ne vont plus être revalorisées ?

L’épidémie de Covid-19 bouleverse quelque peu le calendrier des évolutions qui devaient intervenir en avril. Cependant, tout n’est pas reporté à une date ultérieure.

Le prix du gaz en baisse

A commencer par le prix du gaz. Le tarif réglementé d’Engie va bien baisser de 4,4% au 1er avril, par rapport au barème en vigueur depuis le 1er mars 2020. Plus précisément, la baisse sera de 1,1% pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 2,5% pour ceux qui en ont un double usage (cuisson et chauffage/eau chaude) et de 4,6% pour ceux qui se chauffent au gaz. Depuis le 1er janvier 2019, le tarif réglementé a baissé de 22,2%.

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La revalorisation des prestations sociales

En ce 1er avril, plusieurs aides sociales sont revalorisées. Ainsi, l’allocation adulte handicapé (AAH), la prime d’activité ainsi que l’ensemble des allocations familiales sont revalorisées de 0,3%, indique Ouest-France. Des prestations qui sont désormais « sous-indexées », explique Le Monde, c’est à dire que leur revalorisation annuelle se fait à un taux moindre que l’inflation. Le revenu de solidarité active (RSA), lui, est revalorisé de 0,9%, ce qui le porte à 564,78 euros, au lieu de 559,74 euros. Au vu de la situation, ces aides seront versées deux jours en avance, le 4 avril, au lieu du 6 avril. Exceptionnellement, les chômeurs en fin de droits en mars verront leurs indemnités prolongées en avril.

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Ce qui est reporté

Le second volet de la réforme de l’assurance chômage, qui concerne le calcul de l’indemnité journalière, devait entrer en vigueur le 1er avril. Cette réforme est reportée au 1er septembre.

Par ailleurs, la réforme des allocations logements, qui devaient elle aussi être en vigueur à partir du 1er avril, est une nouvelle fois reportée. Le ministère de la Cohésion des territoires indique que « les mesures prises pour faire face à l’accélération de l’épidémie du coronavirus réduisent en effet la disponibilité des personnels des CAF et des MSA ». Le 17 mars, sur Cnews, le ministre chargé du logement Julien Denormandie a précisé que cette mesure était reportée à « après la crise ». Alors que la trêve hivernale devait se terminer mardi 31 mars, celle-ci est prolongée exceptionnellement au 31 mai.