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Coronavirus: les commerçants demandent le report des soldes d’été

Les commerçants indépendants demandent le report des soldes d’un mois minimum, soit au 22 juillet. 

Soldes d'été

La Confédération des commerçants de France (CDF) demande au gouvernement de reporter d’un mois la date des soldes fixée au 22 juin 2020. Les indépendants, vendeurs de lingerie, maroquinerie ou encore de chaussures ont dû fermer le 15 mars dernier leur commerce, en raison de l’épidémie de Covid-19, comme toutes les enseignes non-essentielles. Les commerçants attendent la fin du confinement pour ouvrir à nouveau et ce ne sera certainement pas avant le mois de mai. 

Leur inquiétude se porte sur l’après-crise : la Confédération des commerçants de France explique qu’outre la fermeture des boutiques, il y a « l’angoisse de voir apparaître des politiques de rabais agressives de la part des grands acteurs du commerce, qui promettent déjà des promotions de grande ampleur ».

Un mois de report des soldes permettrait aux indépendants de renflouer leurs caisses

Pour limiter les dégâts de la crise sanitaire, les commerçants seront en recherche de marge et de trésorerie et l’arrivée des soldes après deux mois de fermeture tombe au mauvais moment. La CDF ajoute que le report des rabais répond également à une logique sanitaire : il s’agit d’éviter l’afflux de consommateurs après un confinement strict. 

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La CDF précise également dans son communiqué que le gouvernement devrait assortir cette décision d’une ordonnance exceptionnelle pour encadrer les promotions agressives, les ventes à perte et les ventes privées, un mois avant la nouvelle date repoussée des soldes. Les commerçants indépendants demandent « le rétablissement du « prix de référence » relatif aux annonces de réduction de prix à l’égard du consommateur (avant sa suppression en 2015) ». Ils ajoutent qu’ils n’ont pas la capacité de pratiquer des promotions et opérations commerciales agressives, car ils n’ont pas les mêmes marges que les grands groupes.