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Confinement: la Fédération française de l’assurance va investir 1 milliard d’euros dans les PME

La présidente de la Fédération française de l’assurance a défendu, dans les colonnes du Figaro, l’effort de solidarité des assureurs. Ces derniers sont très critiqués depuis le début du confinement qui a quasiment mis à l’arrêt l’activité économique.

Crédit: iStock.

La crise sanitaire du coronavirus se double d’une crise économique. Depuis le 17 mars, date du début du confinement et de la mise en veille de nombreux pans de l’économie, des voix s’élèvent contre les assureurs. Il leur est reproché de ne pas suffisamment participer à l’effort de solidarité nationale, rapporte Le Figaro. Dans un entretien au quotidien, Florence Lustman, la présidente de la Fédération française de l’assurance (FFA), rassure : «Nous allons investir plus de 1 milliard d’euros dans les PME».

Ces dernières souhaiteraient que les assureurs prennent en charge leurs pertes d’exploitation. « Dans aucun pays au monde, les pertes d’exploitation des entreprises qui ne sont pas consécutives à un dommage, comme un incendie par exemple, sont couvertes. Nous sommes face à un risque systémique. Il est trop fort et n’est donc pas prévu par les contrats. Si nous n’encaissons pas de primes, nous ne pouvons donc pas payer », explique Florence Lustman.

Des gestes solidaires

La présidente de la FFA chiffre à près de 60 milliards les pertes d’exploitation liées à la pandémie en France. C’est « plus que les fonds propres des assureurs non-vie (…) Notre activité est essentielle au fonctionnement de l’économie. Aujourd’hui, nous évaluons déjà l’impact de cette crise pour les assureurs à plus de 3 milliards d’euros. Les compagnies françaises sont solides et solvables, mais elles doivent le rester pour continuer à faire leur métier. »

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Alors, les membres de la FFA vont intensifier leurs gestes de solidarité à destination de leurs assurés en proposant des réductions de primes et des extensions de garanties. « Cela pourrait représenter plusieurs centaines de millions d’euros. » Par ailleurs, la fédération planche aussi sur des mesures de soutien à l’économie « en faisant notre métier d’investisseur institutionnel. Nous prévoyons ainsi d’investir plus de 1 milliard d’euros dans les PME et les ETI (entreprises de taille intermédiaire), notamment celles du secteur de la santé, qui a des besoins criants. C’est bien l’une de nos priorités », ajoute Florence Lustman. La coordination générale sera, quant à elle, assurée par la Caisse des dépôts et consignations.