Se connecter S’abonner

La prévoyance, une assurance sous-estimée pour protéger ses proches et son patrimoine

Face à un décès, ou en cas d’invalidité, la prévoyance permet d’assurer le versement d’une somme d’argent à ses proches.

Les Français ont moins le réflexe de s’assurer eux-mêmes contre les conséquences d’un décès prématuré, ou d’un arrêt maladie. La crise sanitaire inédite pourrait changer la donne selon Le Figaro : la prévoyance s’avère être un outil incontournable pour protéger ses proches et consolider son patrimoine.

L’assurance décès est surtout utile, selon Virginie Thibault de la Maif, « aux familles avec de jeunes enfants et aux couples ayant de gros écarts de revenus ». Pour la chef de produit prévoyance, « c’est pour eux que les conséquences d’un coup dur sont les plus lourdes ». Le quotidien national précise que la Sécurité sociale verse 3 472 euros comme capital décès aux proches de salariés, ce qui couvre à peine les frais d’obsèques. De plus, les concubins n’y ont pas droit.

Cependant, les salariés peuvent bénéficier d’une protection plus importante en fonction du capital assuré par la prévoyance de leur entreprise. Selon la convention collective, la société et le statut des salariés (cadre, ou non), ce capital peut représenter de 1 à 4 ans de salaires.

Les assurances bancaires ne sont pas à la hauteur

Les assurances associées aux comptes bancaires ne sont pas à la hauteur des besoins. Leur capital est le plus souvent de 15 000 à 20 000 euros, et il peut même atteindre plus de 300 000 euros pour les assurances liées aux cartes de paiement haut de gamme. Cependant, les sommes ne couvrent généralement que le décès accidentel, au cours d’un voyage par exemple.

« L’assurance décès doit jouer dans tous les cas », conseille Valérie Bentz, de l’Union financière de France. « Mais on a aussi tout intérêt à se prémunir des risques d’arrêts maladie ou d’invalidité qui surviennent statistiquement plus fréquemment que le décès », précise la responsable des études patrimoniales.

Un coût raisonnable avant 40 ans

Le prix d’une assurance décès varie en fonction de l’âge de l’assuré et de l’assureur. Le coût d’un contrat standard reste raisonnable. Avant 40 ans, il permet d’assurer à ses proches, en cas de décès, une somme de 100 000 euros, pour moins de 20 euros par mois. Après 50-55 ans, la prévoyance se justifie moins, car elle est plus chère. Elle est surtout moins utile si on dispose d’une épargne de sécurité d’un à deux ans de revenus.

À LIRE >> Confinement: la Fédération française de l’assurance va investir 1 milliard d’euros dans les PME

Cependant, certains s’assurent à 60 ans, quand ils sont jeunes retraités, « notamment pour aider leurs enfants à couvrir les frais de maison de retraite de leurs propres parents très âgés, au cas où ils décèderaient avant eux », explique Sophie Nicaise de Swiss Life. Il faudra alors répondre à un questionnaire médical, fournir éventuellement des examens médicaux, si l’assureur le demande.

L’assurance emprunteur ne doit pas être oubliée 

En cas de crédit pour financer une acquisition, l’assurance du prêt « permet de protéger la cellule familiale à moindre coût dans la mesure où elle est moins chère qu’une couverture de prévoyance classique », affirme Fabrice Couturier de Digital Insure. En cas d’emprunt à deux, il y a intérêt à assurer le capital à hauteur de 100% chacun. « Si l’un des emprunteurs décède, l’autre n’aura ainsi plus rien à rembourser », souligne Jean Orgonasi, également de Digital Insure. Sans droit de succession ni impôt à payer sur le capital reçu en général.

En cas d’arrêt de travail, enfin, il vaut mieux prendre de bonnes garanties. Il est possible de cumuler les indemnités de l’assurance emprunteur et celles d’un contrat de prévoyance classique, alors qu’on ne peut être indemnisé qu’à hauteur de la perte de ses revenus, en principe.