Se connecter S’abonner

Confinement: les prix des fruits et légumes ont augmenté

Une étude de l’UFC-Que choisir montre que les prix des produits frais ont augmenté de 9% en moyenne pendant le confinement.

Prix
Crédit: iStock.

A cause des ruptures de stocks, le prix du panier de courses de première nécessité coûte plus cher en cette période d’épidémie. Cependant, les produits d’épicerie n’ont que peu augmenté. L’UFC-Que choisir démontre ce mercredi que les prix des fruits et légumes ont, eux, gonflés pendant la quatrième semaine de confinement, en moyenne de 9%. 

Les fruits et légumes bio 12% plus chers 

L’association de consommateurs a passé au crible 116 000 produits frais dans 4 600 drives français du 6 au 11 avril et a comparé leurs prix avec ceux de la semaine du 2 au 9 mars. résultat : faire ses courses de fruits et légumes conventionnels coûte 6% plus cher pendant le confinement, et en bio, cela revient 12% plus cher, relate Le Parisien

Les hausses de prix les plus flagrantes touchent quatre produits biologiques. Les tomates grappes bio passent de 4,25 euros le kilo à 5,32 euros, soit un relèvement de 25%. Les bananes et les pamplemousses bio prennent tous les deux 12%, passant de 1,98 euro à 2,22 euros le kilo pour les premières et de 1,27 euro à 1,42 euro la pièce pour les seconds. L’augmentation est de 11% pour les citrons, avec un kilo à 3,24 euros en avril, contre 2,91 euros en mars. 

A LIRE >> Commerces: le « click and collect » encouragé par le gouvernement

Des coûts de production plus élevés 

Selon l’UFC-Que choisir, il y a plusieurs facteurs pour expliquer cette augmentation des prix des fruits et légumes. Confinement oblige, les supermarchés se fournissent chez les producteurs français, qui proposent des produits plus chers que les importations marocaines ou espagnoles par exemple. Les coûts de production augmentent également avec les mesures de sécurité et des frais de transport 30% plus élevés selon le président d’Interfel, qui rassemble les métiers de la filière fruits et légumes frais. Enfin, les enseignes suremballent leurs produits pour rassurer les clients en temps d’épidémie, ce qui provoque un surcoût répercuté sur le ticket de caisse.