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Six commerçants sur dix ont perdu plus de 70% de leur chiffre d’affaires au début du confinement

Les artisans et commerçants sont très touchés par la crise du coronavirus. 58% d’entre eux ont vu leur chiffre d’affaires baisser d’au moins 70% pendant les deux premières semaines de confinement. 

Crédit : iStock.

Les hôtels, cafés et restaurants, le bâtiment, les services sont les secteurs les plus touchés par la baisse d’activité qu’implique le confinement. Pour six artisans, commerçants ou libéraux sur dix, la crise sanitaire a causé une baisse du chiffre d’affaires d’au moins 70%. « Tous ces résultats confirment la grande fragilité des artisans, commerçants et professionnels libéraux, qui par nature ne sont pas armés pour absorber un tel choc économique », affirme l’U2P, l’Union des entreprises de proximité, à l’origine d’une étude révélée par Les Echos

6 200 entreprises étudiées 

Ainsi, 58% des 6 200 entreprises étudiées ont dû faire face à une baisse de 70% ou plus de leur volume de ventes pendant les deux dernières semaines de mars, soit les deux premières semaines de confinement. Pour les hôtels, cafés et restaurants, 91% des établissements relèvent une perte de 70% du chiffre d’affaires. 81% des entreprises du bâtiment et 80% de celles des travaux publics sont également dans cette situation. Ce sont les trois secteurs les plus touchés. 

Dans l’ensemble, 20% des artisans, commerçants ou libéraux ont perdu entre 35 et 70% de leur chiffre d’affaires. 14% déclarent une perte de moins de 35% tandis que seulement 8% d’entre eux remarquent un volume de vente stable, voire en hausse pour la deuxième moitié du mois de mars. Pour 61% des salariés, cette crise passe par du chômage partiel.

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L’alimentation se détache

Les deux secteurs qui se détachent de cette tendance sont l’alimentation et ses commerces de proximité. Les commerces alimentaires sont 63% à avoir vu leur chiffre d’affaires maintenu, voire augmenté. Le reste des entreprises de ce secteur a perdu au moins 35% de ses ventes. Rien d’étonnant quand on voit que les Français n’hésitent pas à faire des stocks de provisions.