Le premier restaurateur de France demande un retour à la TVA à 5,5%

Le PDG du groupe de restauration Bertrand demande à l’État des mesures fortes et un retour à la TVA à 5,5%.

Le taux de TVA dans la restauration est actuellement à 10%, et 20% sur les alcools. Crédit: iStock.

Les restaurants de France ont fermé à la mi-mars et la date de leur réouverture n’est pas encore connue. La profession alerte sur un après-confinement compliqué et une reprise très progressive de l’activité. Olivier Bertrand, à la tête de dix grandes brasseries parisiennes, des chaînes Hippopotamus, Léon de Bruxelles, ou encore de différents réseaux de restauration rapide (Burger King, Quick), plaide pour la baisse de la TVA à 5,5%, dans une interview au Journal du Dimanche.

Maintien du chômage partiel jusqu’à une reprise acceptable de l’activité

Le PDG du groupe de restauration Bertrand réclame, plus généralement, des mesures fortes de la part de l’État pour soutenir le secteur. Olivier Bertrand précise dans le quotidien du week-end que l’activité du secteur reprendra « par paliers » et sera progressive « au moins jusqu’à la fin de l’année ». Son groupe emploie 30 000 salariés en France et il souhaite que le chômage partiel soit maintenu, jusqu’à ce que le secteur retrouve un volume d’activité acceptable, et demande « un allègement des charges patronales ».

Le taux de TVA dans la restauration est actuellement à 10%, et 20% sur les alcools. « Revenir à 5,5%, même temporairement, nous permettrait d’amortir les nouveaux coûts qui vont se présenter à nous pour réorganiser nos établissements et assurer la sécurité des clients et de nos collaborateurs » explique Olivier Bertrand.

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Les loyers annulés pour les franchisés du groupe Bertrand

Concernant les loyers, le premier restaurateur de France annonce les avoir annulés pour ses franchisés. Ils seront ensuite adaptés en fonction de la reprise d’activité des restaurants, donc les chiffres d’affaires vont être impactés. En revanche, en ce qui concerne les assurances, elles ne sont pas toutes prêtes « à jouer leur rôle face à la perte d’exploitation », déplore Olivier Bertrand. « L’État devrait avoir une voix plus forte sur le sujet », clame le restaurateur. Un nouveau rendez-vous est prévu fin mai entre l’Élysée et les professionnels de la restauration.

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