Se connecter S’abonner

La BPI lance une plateforme en ligne pour les TPE et PME en difficulté

La banque publique d’investissement lance une plateforme de crédits 100% en ligne pour les TPE et PME.

Crédit: iStock.

Bpifrance a inauguré lundi 27 avril un site Internet réservé aux prêts « rebonds ». Ces crédits sont développés dans la plupart des régions, pour aider les très petites entreprises (TPE) et les petites et moyennes entreprises (PME) qui rencontrent des difficultés de trésorerie. La plateforme est réservée pour l’instant aux sociétés de la région Auvergne-Rhône-Alpes, mais le dispositif va rapidement se développer dans les autres régions, selon Le Parisien.

L’objectif de ce site est de « simplifier la vie des chefs d’entreprise, de leur faire gagner du temps, de la souplesse » explique le directeur général de Bpifrance, Arnaud Caudoux, et de « permettre de distribuer ces prêts à grande échelle ». La demande est déposée en ligne en quelques minutes et elle est traitée dans les plus brefs délais. Les justificatifs sont réduits au strict minimum pour le chef d’entreprise : copie des documents d’identité et RIB. Les autres documents, statuts à jour, extrait de Kbis de moins de trois mois et les deux derniers exercices fiscaux, sont directement réclamés en ligne à l’expert-comptable.

Un emprunt de 10 000 à 100 000 euros à taux zéro

Ces prêts sont avantageux et faciles d’accès : ils permettent d’emprunter de 10 000 à 100 000 euros à taux zéro sur sept ans, sans aucune garantie ni frais de dossier, et sous cinq jours maximum. Les TPE et PME embauchant jusqu’à 250 salariés et enregistrant jusqu’à 50 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel sont concernées. L’enveloppe globale devrait atteindre un milliard d’euros. Ces prêts « rebonds » sont moins connus sur les prêts garantis par l’État (PGE). Ils disposent chacun d’un différé de paiement, d’un an pour les PGE, et de deux ans pour les crédits « rebonds ».

À LIRE >> Emmanuel Macron annonce de nouvelles aides pour les familles précaires et les entreprises

L’entreprise qui les souscrit ne paie rien pendant cette période, ce qui lui permet « de respirer et rétablir sa trésorerie », précise Annabel André-Laurent, vice-présidente de la région Auvergne Rhône-Alpes, en charge de l’économie. Cette dernière est la « première région industrielle de France avec 500 000 emplois ».