Coronavirus: le régime d’assurance-chômage s’attend à un impact de 13,4 milliards sur trois mois

Entre le chômage partiel, l’augmentation des indemnisations et l’annulation des cotisations sociales, l’Unédic s’attend à 13,4 milliards d’euros d’impact financier sur trois mois.

Le surplus d’allocations aux chômeurs dépassait, au 23 avril, de 300 millions d’euros les prévisions de début février. Crédit: Vincent Loison/SIPA

La crise du Covid-19 a de lourdes conséquences financières pour le régime d’assurance-chômage. La hausse des dépenses de chômage partiel, les pertes de recettes liées aux cotisations sociales reportées ou annulées, et l’augmentation des allocations versées pourraient provoquer un impact de 13,4 milliards d’euros sur trois mois, mars, avril et mai, selon Les Echos.

La dette de l’Unédic s’envolera de manière inéluctable : elle sera d’au moins 17 milliards d’euros fin juin, avait prévenu le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin.

Près de la moitié de la facture concerne l’activité partielle

L’activité partielle, qui durera au moins jusqu’au 1er juin, représente le gros de la facture, soit un peu moins de la moitié. Le régime d’assurance-chômage assure un tiers de son coût, le reste est à la charge de l’État. Les prévisions de l’impact financier sont basées sur les demandes des entreprises. Le dispositif de chômage partiel concerne plus d’un salarié du secteur privé sur deux. En fonction de la consommation réelle des heures non travaillées, le montant de l’impact pourrait baisser.

En termes de recettes, le manque à gagner est « d’environ 200 millions » d’euros selon la note du bureau de l’association paritaire qui gère le régime d’assurance-chômage. « Le surcoût net total de l’activité partielle pour l’Unédic » est d’environ « un milliard par semaine ».

Plus d’allocations versées au 23 avril

Le surplus d’allocations aux chômeurs dépassait, au 23 avril, de 300 millions d’euros les prévisions de début février. Ces indemnisations concernent principalement les allocataires en activité réduite, qui ont moins travaillé en mars, notamment. En tout, la crise du coronavirus aurait engendré une hausse de 280 000 allocataires sur le premier mois. Pour les mois suivants, il faudra attendre le nombre de rupture des contrats longue durée. Le surcroît de dépenses d’allocations devrait s’observer à partir de mai. Il atteindrait 1,3 milliard d’euros.

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Baisse des cotisations

Enfin, les recettes de l’Unédic ont été très affectées par le manque à gagner de cotisations, en raison de l’activité partielle ou des reports de charges accordés, pour soulager la trésorerie des entreprises. Les sommes non perçues pourraient dépasser 1,5 milliard chaque mois, en mai comme en avril.

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