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RATP, SNCF: les transporteurs dans l’impossibilité de faire respecter les gestes barrières

Alors que de nombreux Français craignent de reprendre les transports en commun, par crainte de contracter le coronavirus, les entreprises de transport public disent ne pas avoir les moyens de faire respecter les gestes barrières.

Dans un courrier adressé au Premier ministre, l’Union des transporteurs publics (UTP), la RAPT, la SNCF, Keolis, Transdev et Agir affirment n’avoir « ni les moyens humains ni matériels » de faire respecter les gestes barrières à bord des trains, métros ou bus. Selon Le Parisien, la missive longue de trois pages date du 30 avril et fait suite à un précédent courrier envoyé le 17 avril.

Dans ce dernier, les signataires de la missive rappellent, notamment, qu’elles représentent 90% des services de transport public en France. Si, à l’époque, ils recommandaient de rendre obligatoire le port du masque dans les trains, métros, tramways et bus, ils n’envisageaient « aucune mesure particulière contraignante sur le respect de la distanciation sociale dans le transport public ».

Renfort des forces de l’ordre

Et pour cause, les acteurs du transport public estiment que le respect de la distanciation physique d’un mètre entre chaque usager, n’est pas réalisable en l’état. Lors de la réunion du 28 avril avec Édouard Philippe, le Premier ministre leur a demandé de « s’organiser pour permettre, même dans le métro, le respect des gestes barrières » pendant au moins trois semaines.

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Après plusieurs jours de réflexion, les coauteurs assurent qu’ils « ne disposent pas, aujourd’hui, des moyens humains et matériels de nature à satisfaire à une telle obligation ». Par ailleurs, ils précisent : « Nous considérons de notre devoir de vous informer du risque très élevé de trouble à l’ordre public qui conduira nécessairement à l’arrêt des transports publics ». Aussi, ils en appellent à la mobilisation des forces de l’ordre.

Dans le Journal du Dimanche du 3 mai, la présidente de la région Île-de-France et d’Île-de-France Mobilités, Valérie Pécresse, a également réclamé un renfort de 5 000 forces de l’ordre dans les transports régionaux.