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La filière vin demande 500 millions d’euros d’aides

La filière viticole souhaite un soutien du gouvernement à hauteur de « 500 millions d’euros ».

châteaux

Mardi 5 mai, huit organisations, représentant la filière agricole et commerciale du vin, écrivent qu’elles « attendent du gouvernement français qu’il fasse preuve d’un plus fort engagement », dans un communiqué, repris par Le Figaro. La filière vin alerte quant à la situation difficile qu’elle traverse, en raison de la crise du coronavirus et des taxes américaines. La consommation globale de vin dans l’Union européenne baisse et la profession estime à « au moins 500 millions d’euros » ses besoins.

Pour ces organisations, la « réponse de la Commission européenne est très insuffisante, tant au niveau financier que sur les assouplissements réglementaires ». Jeudi 30 avril, le ministre de l’agriculture Didier Guillaume a annoncé un plan national de la viticulture « parce que l’Europe n’a pas été au rendez-vous de ce secteur ». La Commission européenne a autorisé des distillations et des stockages de vin, mais n’a débloqué aucun fonds supplémentaire pour financer ces opérations.

Les organisations de la filière vin demandent l’autorisation d’une distillation de crise

Après la chute de consommation due à la fermeture des restaurants et bars à la mi-mars, les viticulteurs demandent également l’autorisation d’une distillation de crise « d’au moins trois millions d’hectolitres de vin en excédent », pour un budget de « 260 millions d’euros incluant les distillateurs ». Comme cause de la crise, ils parlent aussi de la baisse des exportations vers les États-Unis, due à l’imposition en octobre 2019 de taxes de 25% par l’administration Trump. Une décision imposée à la suite d’un conflit aéronautique transatlantique : la filière vin demande au gouvernement d’agir pour « résoudre le contentieux » entre l’Union Européenne et les États-Unis.

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Les viticulteurs réclament aussi une exonération des charges sociales

Enfin, comme beaucoup d’autres secteurs, la filière viticole demande « une exonération » au moins jusqu’à fin 2020 des cotisations sociales, « des exploitants (Amexa) et charges sociales patronales (MSA et Urssaf) pour les entreprises et les exploitations ».

La France est le premier pays exportateur de vin en terme de valeur avec 12,2 milliards d’euros de vins et d’eau-de-vie vendus à l’étranger en 2018, soit plus de deux milliards de bouteilles dans plus de 200 pays. Elle est le deuxième producteur mondial de vin en volume, derrière l’Italie. La filière vin génère 500 000 emplois directs et indirects dans l’Hexagone.