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Coronavirus: les vols intérieurs pourraient reprendre en juin

Le trafic aérien domestique pourrait reprendre dès le mois de juin en France : l’Association internationale du transport aérien (Iata) a présenté un plan de redémarrage samedi 16 mai pour y parvenir.

©iStock

Le secteur aérien cherche comment rebondir, après le ralentissement sans précédent de ses activités depuis la mi-mars. Le PDG de l’Association internationale du transport aérien (Iata) Alexandre de Juniac a présenté samedi 16 mai sur France Inter un « plan de redémarrage de l’industrie en trois phases ». Les marchés domestiques, dont celui de la France, reprendraient au mois de juin. Les vols en Europe pourraient suivre en juillet et les trajets entre plusieurs continents à partir du mois d’octobre.

Alexandre de Juniac a cependant souligné que le trafic resterait réduit. Le nombre de destinations sera également « un peu plus limité », a-t-il prévenu sur les ondes de la radio publique. Le PDG de l’Iata a présenté une série de mesures sanitaires, encore en train d’être finalisées, et dévoilées officiellement d’ici à la fin du mois de mai, car les gouvernements doivent encore donner leur accord.

Des contrôles de température pourraient être organisés à l’entrée des terminaux

Quelques pistes ont été évoquées, notamment la mise en place d’une « déclaration sanitaire », demandée à tout passager qui entre dans un aéroport. Celui-ci devrait notamment déclarer l’existence ou non de symptômes du Covid-19. Il pourrait également y avoir des contrôles de température à l’entrée des terminaux, où le port du masque sera « obligatoire », et pas seulement dans l’avion. Le nombre de bagages cabine pourrait être limité à un par personne, afin d’éviter « l’encombrement au moment de l’embarquement ».

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En raison d’un risque « de contamination minimal » à bord des avions, Alexandre de Juniac a jugé que la distanciation physique n’était pas nécessaire, pour des raisons économiques et sanitaires. Il n’est pas question de supprimer un siège sur deux ou sur trois, comme c’est le cas dans les trains, parce que les passagers sont assis les uns derrière les autres et que l’air est filtré.

L’Iata assume le non-remboursement des billets d’avion

Enfin, concernant le remboursement des billets d’avion annulés, le PDG de l’Iata dit assumer que les compagnies n’aient proposé que des avoirs.  « La situation financière des compagnies est tellement grave que le remboursement immédiat aurait conduit des compagnies probablement à la faillite », a-t-il déclaré. La Commission européenne a rappelé mercredi 13 mai le droit des consommateurs à obtenir un remboursement de leur billet d’avion annulé.