Déconfinement: de nombreux commerces ont enregistré moins de 50% de leur chiffre d’affaire habituel

Pendant la première semaine de déconfinement, la moitié des commerces en France ont réalisé moins de 50% de leur chiffre d’affaires habituel, selon l’organisation nationale des CCI.

Les difficultés des commerçants portent sur le respect des gestes barrières. Crédit : FRED SCHEIBER/SIPA/

La fin du confinement ne signifie pas pour autant la reprise totale de l’activité des commerces. Le président du réseau national des chambres de commerce et d’industrie (CCI) a indiqué lundi 18 mai sur Franceinfo qu’il faudrait « plusieurs semaines et mois » avant de pouvoir observer un retour à la normale. Sur la première semaine de déconfinement, « on a un commerce sur deux qui n’est pas parvenu à dépasser 50% de son chiffre d’affaires normal », a expliqué Pierre Goguet. Pour un retour à la normale des affaires, il faudrait même attendre juste avant « les fêtes de Noël », soit en novembre.

Cependant, le chiffre d’affaires de certaines enseignes serait « moins mauvais que ce qui était attendu ». Les difficultés des commerçants portent sur le respect des gestes barrières. Les petits commerces connaîtraient particulièrement des difficultés à s’organiser. Pierre Goguet dit sentir « une inertie des clients qui sont en observation ». Le président de la CCI France cite une étude menée par le secteur de l’habillement, qui montre que 74% des personnes interrogées évitent les lieux trop fréquentés.

Des tarifs pratiqués plus élevés en raison des protections sanitaires à mettre en place

Concernant une hausse des tarifs observés dans certains commerces, Pierre Goguet estime qu’ils sont justifiés par les dépenses supplémentaires nécessitées par les protections sanitaires. Le filtrage des clients a pour résultat des recettes inférieures. « Le risque étant que, si l’entreprise n’arrive pas à couvrir ces surcoûts, elle reprenne à perte », a-t-il encore précisé à la radio nationale.

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Les commerces les plus fragiles sont les non-alimentaires « et les indépendants, car les grands groupes ont davantage de capacités ». Le maintien des aides publiques reste indispensable, selon le président de la CCI France, pour les entreprises qui n’arriveraient pas à renouer avec un certain niveau de rentabilité.

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