Se connecter S’abonner

Les embauches ont chuté de près de 65% en avril

Selon l’Acoss, les embauches ont reculé de près de 65% au mois d’avril, en plein confinement.

Pôle emploi chômeur demandeur d'emploi annonces

La chute est sans précédent. L’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss) indique que les embauches ont drastiquement reculé au mois d’avril par rapport à l’an passé, de près de 65%, après 25% en mars, rapporte BFM TV. Le recul des embauches est globalement de 73,8% sur trois mois, et de 73% sur un an, selon la caisse nationale des Urssaf, hors intérim.

Dans les détails, les déclarations d’embauche diminuent de 63,6% en avril, et celles de CDD de plus d’un mois de 66,4%. L’Acoss précise encore mercredi 20 mai que « sur un an, elles baissent respectivement de 71 et 75,1% ». Parmi les secteurs les plus touchés, l’industrie, avec des usines à l’arrêt. Les déclarations d’embauche de plus d’un mois diminuent de 59% en avril.

De son côté, le ministère du travail indique les réductions d’effectifs augmentent par rapport à mars : « elles passent davantage par le non-renouvellement de CDD, mais aussi par une hausse des licenciements de CDI ou des ruptures conventionnelles ». Les entreprises ayant réduit leurs effectifs représentent 13 % des salariés fin avril, après 11 % fin mars.

À LIRE>> Coronavirus: une perte moyenne de 410 euros pour les salariés au chômage partiel

La masse salariale soumise à cotisations sociales baisse au premier trimestre

Au premier trimestre 2020, la masse salariale soumise à cotisations sociales du secteur privé diminue de 2,5% au premier trimestre, alors qu’elle était en hausse de 0,7% au quatrième trimestre 2019. L’Acoss explique que « cette baisse résulte des contractions de l’emploi et du salaire moyen par tête. Celui-ci est notamment impacté à compter de la mi-mars par le recours massif au chômage partiel, dont l’indemnisation n’est pas soumise à cotisations sociales ».

8,6 millions de Français ont finalement été au chômage partiel en avril

Les entreprises ont fait des demandes d’activité partielle pour 12 millions de salariés : finalement, 8,6 millions l’ont effectivement été au cours du mois d’avril, selon le ministère du Travail. Cela représente 832 millions d’heures chômées, soit 2,8 semaines à 35 heures par salarié en moyenne, et c’est deux fois plus que durant la deuxième quinzaine de mars, rapporte Les Échos.

Cependant, la tendance est à la baisse depuis début mai. Les demandes d’activité partielle déposées au ministère du Travail représentaient environ 100 000 heures la semaine du 11 mai. En tout, elles atteignaient tout de même 5,4 milliards d’heures chômées, soit 12% de toutes les heures travaillées en 2019, ce qui permet de se rendre compte de l’ampleur de la crise économique.