Bruno Le Maire est favorable à un report des soldes de quelques semaines

Le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire est d’accord pour reporter les soldes d’été de trois à quatre semaines.

Les discussions se poursuivent avec les fédérations de commerçants. Crédit : IStock.

Les commerçants demandent depuis plusieurs semaines le report de la date des soldes d’été. Le ministre de l’Économie et des Finances a annoncé lundi 25 mai sur BFM TV y être « favorable ». « J’ai beaucoup discuté avec les commerçants, il faut bien voir qu’ils ont perdu des semaines de trésorerie » a expliqué Bruno Le Maire. Les soldes, qui doivent démarrer le 24 juin, devraient être décalées de trois à quatre semaines, soit commencer entre le 15 et le 22 juillet au plus tard. 

Les discussions se poursuivent avec les fédérations, selon les indications du ministre. La Fédération des détaillants en chaussures de France (FDCF) et la Confédération des commerçants indépendants de France (qui représente le commerce de détail indépendant, alimentaire et non alimentaire) devraient être satisfaites, car elles plaidaient pour un report au moins au 22 juillet. 

Le montant des aides publiques s’élève à 450 milliards d’euros

Par ailleurs, Bruno Le Maire a dévoilé sur la chaîne d’information continue le montant des aides publiques versées par l’État, depuis le début de l’épidémie de coronavirus.  Elles s’élèvent à « 450 milliards d’euros », a expliqué le ministre de l’Économie, « soit 20% de la richesse nationale pour sauver l’économie ». Ce montant comprend l’intégralité des mesures budgétaires et de soutien à la trésorerie des entreprises et de soutien aux salariés. Concernant le remboursement de cette dette, Bruno Le Maire a précisé qu’il ne se fera pas maintenant, mais qu’« il faudra rembourser, la dette perpétuelle n’existe pas, ce n’est pas politiquement praticable ». Le chef de Bercy ne souhaite pas faire les « mêmes erreurs qu’après la crise de 2009 », c’est-à-dire relancer l’économie et réduire en même temps les dépenses publiques. 

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L’État acceptera de soutenir l’automobile contre une relocalisation de la production

Enfin, Bruno Le Maire a, une fois de plus, évoqué le plan de soutien à l’industrie automobile conditionné à des engagements de relocalisation en France de la construction des voitures électriques. «Il n’est pas question pour nous de faire un plan pour l’industrie automobile sans que les deux grands constructeurs, PSA et Renault, ne prennent des engagements de localisation de leurs véhicules nouveaux en France, pour qu’il y ait de l’activité et de la production technologiquement avancée en France, en particulier les véhicules hybrides, les véhicules électriques et peut-être demain les véhicules à hydrogène sur notre territoire », a rappelé le ministre. Le président de la République Emmanuel Macron doit présenter mardi 26 mai un plan pour soutenir l’automobile.

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