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Les vendeurs de masques respectent plutôt bien les règles selon la DGCCRF

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a contrôlé plus de 5 000 établissements vendant des masques de protection et la majorité respecte l'encadrement des prix.

Début mai, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a lancé une enquête nationale et contrôlé 5 673 établissements, selon un communiqué du ministère de l’Économie des Finances. L’objectif du gouvernement est de garantir l’accès des Français à des masques de qualité et à des prix raisonnables, en pleine épidémie de coronavirus. Les professionnels contrôlés sont des supermarchés, pharmacies, grossistes, et fabricants ou importateurs de masques de protection.

La DGCCRF a reçu 532 signalements sur la plateforme SignalConso, et les contrôles ont donné lieu à 177 avertissements, 18 injonctions de remise en conformité et 9 procès-verbaux en cas d’atteinte grave à l’information des consommateurs. Certains professionnels emploient des pratiques commerciales trompeuses. Toutefois, selon les données communiquées, le taux de conformité est supérieur à 96%, ce qui témoigne du sérieux et de la qualité de travail des professionnels.

L’encadrement des prix est globalement bien respecté par les professionnels

Concernant les prix des masques, leur encadrement est « globalement bien respecté », concernant les masques de type chirurgical, vendus en majorité à un tarif de 60 centimes d’euros, notamment dans la grande distribution. Le prix plafond est à 95 centimes. Pour les masques textiles, particulièrement appelés « grand public », à filtration garantie, le prix de vente est en moyenne inférieur à 50 centimes par utilisation, la plupart étant lavables et réutilisables plusieurs fois. Selon la DGCCRF, un tiers des masques de ce type sont vendus entre 10 et 30 centimes à l’utilisation. Certains, en revanche, dépassent les 50 centimes à l’utilisation, voire un euro. Pour ces derniers, ce sont des produits dont le nombre de lavages possibles est faible, moins de 10, et dans les jours qui viennent, ils feront l’objet d’un suivi pour un meilleur rapport qualité-prix. 

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Plus d’efforts à faire pour une meilleure information des consommateurs

Par ailleurs, le communiqué précise que l’information des consommateurs n’est pas toujours correctement assurée. Dans de nombreux cas, ils ne disposaient pas, au moment des contrôles, de notice d’utilisation, ou alors elle était rédigée dans une langue étrangère. « Ces situations doivent être corrigées dans les plus brefs délais » écrit la DGCCRF. Plusieurs rappels à la loi ont été dressés pour que les professionnels se mettent en conformité. Enfin, les contrôles ont montré une possible confusion entre les différentes catégories de masques pouvant être commercialisées. D’autres contrôles sont prévus dans les prochaines semaines.