Automobile: bonus écologique et prime à la conversion sont augmentés à partir du 1er juin

Le plan de relance du secteur automobile, annoncé mardi 26 mai, prévoit huit milliards d’euros d’aides et le renouvellement du parc français en faveur des véhicules propres, avec la hausse du bonus écologique et de la prime à la conversion.

Le bonus écologique est porté à 7 000 euros pour les particuliers qui achètent un véhicule électrique d’un montant inférieur ou égal à 45 000 euros. Crédit: iStock.

La relance économique du secteur automobile passe par la production de véhicules verts. Mardi 26 mai, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé les mesures d’un plan de soutien à l’automobile qui fait « toute sa place aux enjeux de transition écologique », selon le communiqué de presse de Bercy. Le bonus écologique pour l’achat des véhicules électriques et hybrides rechargeables et la prime à la conversion des véhicules seront massivement augmentés pour inciter tous les Français à en acheter.

7 000 euros de bonus écologique pour les particuliers

Ainsi, le dispositif de bonus écologique est porté à 7 000 euros pour les particuliers qui achètent un véhicule électrique d’un montant inférieur ou égal à 45 000 euros. Le bonus est porté à 5 000 euros pour les flottes d’entreprises. Pour l’achat d’un véhicule hybride rechargeable (VHR), dont l’autonomie est supérieure à 50km et d’un montant inférieur ou égal à 50 000 euros, le bonus mis en place est de 2 000 euros pour les particuliers, comme pour les personnes morales. En tout, ces mesures coûteront à l’État 535 millions d’euros en 2020. Elles prendront effet le 1er juin et se poursuivront jusqu’à la fin de l’année.

Les trois quarts de la population pourront bénéficier d’une prime à la conversion

D’autre part, le dispositif de prime à la conversion (PAC) est revu. Le nombre de ménages pouvant bénéficier des hausses de primes sur les véhicules thermiques, électriques et hybrides rechargeables, augmente : le critère de revenu est élargi, « en relevant le seuil de revenu fiscal de référence (RFR) par part de 13 500 euros à 18 000 euros pour couvrir près de trois quarts de la population », détaille encore le dossier du ministère de l’Économie et des Finances. La mise au rebut de véhicules polluants est facilitée : le critère d’éligibilité est assoupli, il inclut les véhicules Crit’Air 3, soit les voitures essence immatriculées avant 2006, et les véhicules diesel immatriculés avant 2011. Cela représente 50% du parc automobile.

À LIRE >> Automobile: le gouvernement aidera à l’achat de voitures vertes

L’État investit 800 millions d’euros en tout pour les primes à la conversion

Par ailleurs, les primes actuelles pour l’ensemble des ménages concernés sont augmentées, à 3 000 euros pour l’achat d’un véhicule thermique, et 5 000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable. Enfin, la prime actuelle pour les personnes morales est doublée pour les véhicules utilitaires légers électriques et hybrides rechargeables. Ces mesures exceptionnelles sont appliquées aux 200 000 premières primes à la conversion, mais Bercy prévient que lorsque le niveau sera atteint, le barème précédent sera rétabli. En tout, l’État investit 800 millions d’euros en 2020 pour ce volet consacré aux PAC. Il s’accompagne du « déploiement des bornes électriques sur tout le territoire pour atteindre, dès 2021, l’objectif de 100 000 points de recharge » prévu initialement pour 2022.

Produire en France les véhicules propres

Le plan de soutien à l’automobile prévoit aussi de l’investissement pour « produire en France les véhicules de demain ». La modernisation des chaînes de production, l’industrie 4.0, la robotisation, la numérisation ou l’innovation écologique seront financés à hauteur d’1,5 milliard d’euros en subventions et en fonds propres moyen. L’objectif est de poursuivre les efforts d’investissement des constructeurs et des équipementiers en matière d’innovation, « pour faire évoluer leurs gammes vers des véhicules plus propres », en accord avec les objectifs de l’Union européenne de réduction des gaz à effet de serre. « Ainsi, d’ici 2025, la production de véhicules électriques, hybrides rechargeables ou hybrides sera de l’ordre d’un million », selon les auteurs du dossier de presse.

À LIRE>> Coronavirus : le marché automobile européen à l’arrêt

8 milliards d’euros d’aides en tout

Concernant les mesures d’aides aux entreprises en difficulté, et la protection des salariés, le plan prévoit au total plus de huit milliards d’euros d’aides, d’investissements et de prêts. À ce jour, les entreprises automobiles ont déjà obtenu 295 millions d’euros de prêts garantis par l’État (PGE). Le Groupe Renault va bénéficier du dispositif pour un montant total de 5 milliards d’euros.

Sur le même thème

automobile Budget auto prime à la casse Voiture électrique

Réactions et commentaires

Sur la même thématique