45 milliards d’euros prévus par le gouvernement pour préserver l’emploi

Le troisième budget de crise du gouvernement est présenté mercredi 10 juin. Alors que des « centaines de milliers » de personnes vont perdre leur emploi, 45 milliards d’euros seront mis sur la table.

Le taux de chômage pourrait dépasser les 10% à la fin de l’année. Crédit: Frederic DIDES/SIPA

Malgré la récession prévue, Bruno Le Maire annonce que 45 milliards d’euros seront débloqués pour tenter de préserver au maximum l’emploi en France, dans le cadre du troisième volet du projet de loi de finances rectificative. Des « centaines de milliers » de personnes vont se retrouver au chômage, selon le ministre de l’Économie et des Finances sur RTL mardi 9 juin, et « des solutions nouvelles » devraient être trouvées, comme des « chèques » ciblés pour aider les ménages les plus précaires. Le nouveau budget rectifié va faire monter le soutien public à « 460 milliards » d’euros, a précisé le ministre.

Le gouvernement s’attend à une vague de faillites des entreprises. « Nous sommes à un peu plus de 8% de taux de chômage et je vous parle de centaines de milliers de chômeurs en plus, c’est sans doute la perspective la plus réaliste aujourd’hui » a admis Bruno Le Maire, défendant une fois de plus le dispositif d’activité partielle qui permet de maintenir les salariés dans une entreprise. Le taux de chômage pourrait dépasser les 10% à la fin de l’année. Parmi les pistes évoquées par le ministre de l’Économie, que « les salariés passent d’une entreprise à une autre ». Il envisage aussi la création de chèques, « qui peuvent être des chèques verts pour les personnes qui sont les plus en difficulté, pour relancer la demande ».

La subvention des salaires, une piste envisagée  

Concernant l’idée de trois économistes issus d’un comité de réflexion, installé par l’Élysée, de mettre en place une subvention des salaires des travailleurs par l’État dans les secteurs les plus touchés, Bruno Le Maire a jugé la proposition « tout à fait concevable ». Il a une nouvelle fois affirmé qu’il n’y aurait pas de hausse d’impôts en France sous le quinquennat d’Emmanuel Macron.

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Quant au déficit, il devrait encore s’aggraver à 11,4% du PIB et la dette publique gonfler à 120,9%, selon le gouvernement. Les recettes fiscales vont fondre de 27 milliards d’euros de plus par rapport à l’estimation déjà en baisse du précédent budget rectifié. La Banque de France table sur une chute d’environ 10% du PIB français cette année.

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