900 000 emplois détruits fin 2020 selon l’Unédic

Les conséquences de la crise sanitaire sur l’économie française et les ménages a été analysée par l’Unédic, qui assure la prise en charge des revenus de plus de trois millions de chômeurs, en totalité ou en partie, et de plus de neuf millions de salariés en chômage partiel. Son déficit atteindrait 25,7 milliards d’euros à la fin de l’année, en raison de la hausse des dépenses d’allocations et de la baisse des recettes. Depuis la mi-mars, le solde de l’Assurance chômage s’est dégradé de 11,5 milliards d’euros, selon le communiqué de l’Unédic.

La dette serait portée à 63,1 milliards d’euros : cet accroissement est lié pour 52% au financement de l’activité partielle, 29% à la hausse des dépenses d’allocations chômage et 19% au report des cotisations, et autres ressources. L’Unédic finance le tiers du dispositif de chômage partiel.

900 000 emplois détruits à la fin de l’année 2020

Concernant l’emploi salarié, l’organisme prévoit 900 000 destructions fin 2020, par rapport au 4e trimestre 2019. L’Assurance chômage indemnisera 630 000 demandeurs d’emploi supplémentaires. Les dépenses d’assurance chômage vont donc logiquement augmenter de 17,7 milliards d’euros, que ce soit pour l’allocation d’activité partielle, l’aide au retour à l’emploi (ARE) ou encore l’allocation intermittents. En tout, l’Unédic va dépenser presque 59 milliards d’euros cette année, soit +43% par rapport à 2019. Les recettes vont baisser de 16% pour atteindre 33 milliards d’euros.

>> Plus de 500 000 emplois détruits entre janvier et mars en France (s’ouvre dans un nouvel onglet) »>À LIRE >>> Plus de 500 000 emplois détruits entre janvier et mars en France

Comme solution, l’Unédic prévoit de financer la dette sur les marchés financiers, « en bénéficiant des conditions les meilleures, et régler ce-faisant la stratégie financière afin de limiter l’exposition au risque ». L’organisme a adapté depuis quelques mois le dimensionnement de ses emprunts. « Afin de répondre aux mesures d’urgence, deux émissions d’obligations sociales à moyen terme, « Social bonds », ont en outre été effectuées avec succès, permettant de lever 8 Mds€ et de sécuriser le financement à court terme », rapporte le communiqué.

Rédaction Mieux Vivre

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