Le chômage a continué de baisser en 2019 selon le rapport de l’Insee sur le marché du travail

Le taux de chômage s’est établi à 8,4% de la population active en moyenne annuelle l’an dernier, soit une baisse de 1,9 point depuis 2015 selon l’Insee.

Plus de 400 000 établissements ont versé plus de 2,2 milliards d’euros à 4,8 millions de salariés. Crédit : SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA.

L’année 2019 a connu une baisse du chômage, malgré des pertes d’emplois à la fin de l’année. En effet, l’Insee relève dans son rapport « Emploi, chômage, revenus du travail » publié le 2 juillet que 28,5 millions de personnes étaient sans emploi à la fin de l’année dernière, « soit 359 000 emplois de plus qu’un an auparavant, après 225 000 créations nettes en 2018 » écrivent les auteurs. Une accélération dans l’emploi salarié, notamment dans le secteur tertiaire et la construction. Le taux de chômage s’est chiffré à 8,4% de la population active en moyenne annuelle, en baisse pour la quatrième année consécutive, soit 1,9 point depuis 2015. L’institut national de la statistique et des études économiques précise toutefois que le taux de chômage reste supérieur de 0,1 point par rapport à son dernier point bas de 2008.

Par ailleurs, l’Insee note que « la part des personnes faisant partie du halo autour du chômage parmi les 15-64 ans est globalement stable », après une forte augmentation entre 2008 et 2016. Cependant, leur nombre est plus élevé fin 2019 que fin 2018. Le taux d’activité de cette catégorie de la population était de 71,7% après une hausse quasi continue depuis 2007. En 2018, le taux d’activité des 15-64 ans était à son plus haut niveau depuis 1975. Cependant, celui des 15-24 a reculé en 2019 et celui des 60-64 ans a continué d’augmenter, en raison « des réformes successives des retraites » explique l’institut. Pour les 65-69 ans, il a même plus que doublé depuis 2007 tout en restant limité, 7 ,8%.

La prime Macron a accéléré le pouvoir d’achat dans le privé

Concernant le pouvoir d’achat, il a nettement accéléré en 2019 dans le privé pour le salaire moyen par tête, en raison de la baisse de l’inflation et du versement de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat (Pepa), appelée prime Macron. Toutefois, il a très peu augmenté dans le public. L’an dernier, « plus de 400 000 établissements ont versé plus de 2,2 milliards d’euros à 4,8 millions de salariés, soit en moyenne 401 euros par salarié bénéficiaire », écrit l’Insee, qui reprend des chiffres de l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss). Les entreprises ont pu verser cette prime à leurs salariés, d’un montant maximal de 1 000 euros, exonérée de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu. La condition était que les salaires des employés concernés ne devaient pas dépasser trois Smic annuels.

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Effet d’aubaine pour les entreprises

L’Insee voit dans le versement de la prime Macron un effet d’aubaine. « Bien qu’ils y soient plus élevés, les salaires (hors prime exceptionnelle) ont plus faiblement progressé entre le premier trimestre 2018 et le premier trimestre 2019 dans les établissements ayant versé la prime que dans les autres (écart de dynamisme de 0,4 point) » précisent les auteurs du rapport. « Des établissements auraient sans doute versé, sous une forme différente, au moins une partie du montant de cette prime en l’absence de cette mesure. »

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