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La DGCCRF a reçu plus de 55 000 réclamations l’an dernier

La direction générale de la concurrence, la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a dressé son bilan de 2019 : près de 100 000 établissements ont été contrôlés, ainsi que 15 000 sites Internet.

Les escroqueries du quotidien sont pointées du doigt par la direction générale de la concurrence, la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans son bilan de 2019. L’institution a mis l’accent sur les contrôles pour accompagner la transition écologique, notamment dans le domaine de la fourniture d’énergie. « Souscription d’abonnement caché, abus de faiblesse dans le dépannage à domicile, faux sites administratifs et parmi les irritants majeurs pour nos concitoyens, le démarchage abusif : 92 % des Français le trouvent trop fréquent » détaille la directrice générale de la DGCCRF Virginie Beaumeunier dans la synthèse dévoilée lundi 27 juillet. Au total, 55 912 réclamations de consommateurs ont été envoyées à l’institution, soit une baisse de 13 % par rapport à 2018.

La DGCCRF a contrôlé 99 500 établissements en 2019 et 15 000 sites Internet. Elle a envoyé 42 600 lettres d’avertissement, 11 000 lettres d’injonction (dont 95 % ont été suivies d’une remise en conformité). Concernant les suites répressives, 6 150 dossiers pénaux dont 2 500 délits sont comptabilisés en 2019 et 2 660 amendes administratives ont été dressées, pour un montant de 39 millions d’euros.

Une attention particulière sur les offres d’isolation à 1 euro

Par ailleurs, la direction générale de la concurrence, la consommation et de la répression des fraudes précise qu’une attention particulière a été portée à la rénovation énergétique des logements, notamment le développement des offres d’isolation à 1 euro qui « s’est malheureusement accompagné de fraudes s’appuyant sur des campagnes massives et agressives de démarchage téléphonique », précise Virginie Beaumeunier.

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L’année 2019 aura aussi été marquée pour la DGCCRF par un « changement de dimension », avec les premières amendes dépassant le seuil du million d’euros pour des retards dans les délais de paiement. « En matière de protection des entreprises les plus vulnérables contre les conséquences des déséquilibres structurels de notre économie, la décision du tribunal de commerce dans l’affaire opposant le ministre à la plateforme Amazon est à souligner », détaille encore la directrice générale de la DGCCRF. Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, avait assigné Amazon devant le Tribunal de commerce de Paris à la suite d’une enquête menée entre 2016 et 2017 sur les pratiques commerciales des grandes places de marché numériques. Les sociétés du groupe Amazon ont été condamnées entre autre au paiement d’une amende de 4 millions d’euros.