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Industrie: les annonces d’Emmanuel Macron avant la présentation du plan de relance

Le chef de l’Etat souhaite « investir massivement sur les relocalisations et l’innovation », a-t-il déclaré, vendredi 28 août.

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Credit:Liewig Christian-POOL/SIPA/

Vendredi 28 août, le président de la République s’est rendu dans les nouveaux ateliers du laboratoire pharmaceutique Seqens, dans les Hauts-de-Seine. A quelques jours de la présentation du plan de relance de l’économie française, Emmanuel Macron a tenu à mettre en avant des objectifs de souveraineté industrielle et sanitaire. Une enveloppe de 15 milliards d’euros sera dédiée à l’innovation et aux relocalisations sur les 100 milliards prévus dans le budget du gouvernement.

« Investir massivement » pour les relocalisations

Mercredi, c’est Jean Castex qui avait déjà commencé à esquisser les mesures prévues dans ce plan de relance. Lors de l’université d’été du Medef, le Premier ministre a donc déjà promis une baisse des impôts de production de l’ordre de 10 milliards d’euros à partir de 2021. Emmanuel Macron le répète, le gouvernement est prêt à « investir massivement ».

En visite dans un laboratoire pharmaceutique, le président a précisé que « l’effort demandé aux entreprises du médicament » serait réduit de 300 millions d’euros dans le plan de Finances. Par ailleurs, les autorisations temporaires d’utilisation des nouveaux médicaments ou ATU, qui sont données par l’Agence du médicament (ANSM), vont être simplifiées. Il s’agit des procédures qui permettent à des médicaments d’être utilisés alors qu’ils n’ont pas fait l’objet d’une autorisation de mise sur le marché. Emmanuel veut notamment « réduire drastiquement les délais au 1er janvier 2021 ».

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« Un projet de conquête »

Parmi les 15 milliards d’euros dédiés aux relocalisations et à l’innovation, un milliard sera destiné à des « aides directes construites avec les industriels ». L’objectif d’Emmanuel Macron est de donner « plus d’indépendance » au modèle industriel français et de favoriser la productivité de « secteurs d’avenir », à l’image de l’industrie pharmaceutique. Le président affirme que le plan de relance sera un « projet de conquête et pas simplement de gestion du quotidien ».