De moins en moins de salariés au chômage partiel

En juillet, 2,4 millions de salariés étaient en activité partielle, selon les derniers chiffres de la Dares.

Les régions qui comptent le plus de salariés au chômage partiel sont l’Île-de-France et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Crédit: iStock.

Le marché de l’emploi connaîtrait une légère amélioration depuis cet été. En effet, le nombre de personnes placées en activité partielle a fortement baissé : en juillet dernier, 2,4 millions de salariés étaient au chômage partiel, selon la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares). Ils étaient 8,8 millions en avril. Les prévisions étaient bien supérieures : « 7,7 millions de salariés étaient susceptibles d’être placés en activité partielle au mois de juillet », selon la Dares. Toutefois, « le nombre de salariés effectivement placés en activité partielle ce mois-là peut s’avérer in fine inférieur si, en fonction de leurs besoins réels, les entreprises ne placent dans cette situation qu’une partie du nombre de salariés autorisé par l’administration », précise la direction du ministère du Travail. Le chiffre définitif est donc inférieur, ce qui est une bonne nouvelle pour le dynamisme du marché du Travail.

La Dares se base sur les demandes d’autorisation préalables (DAP) déposées entre le 1er mars et le 31 août auprès de l’administration et les demandes d’indemnisations effectuées ensuite par les entreprises. « Au 31 août, 200 000 demandes d’indemnisation pour le mois de juillet ont été déposées par 175 000 entreprises », précise la note. En comparaison, 438 000 demandes avaient été déposées en juin. Les régions qui comptent le plus de salariés au chômage partiel sont l’Île-de-France et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Cependant, toutes les demandes d’indemnisation n’ont pas encore été déposées pour le mois de juillet car les entreprises ont un an pour le faire : l’organisme a donc pris en compte les réponses des entreprises à une enquête pour publier ses estimations.

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Plus de 50 000 ruptures de contrats

Concernant les secteurs les plus représentés, celui des services aux entreprises arrive en tête (activités spécialisées, scientifiques et techniques, services administratifs) avec un demi-million de salariés, suivi de l’hébergement et la restauration, avec 420 000 salariés, et les transports et l’entreposage avec 270 000 salariés. De plus, les entreprises de 250 salariés ou plus sont celles qui recourent le plus à l’activité partielle, soit 44% du total. Les petites entreprises (de moins de vingt salariés) représentent un quart des salariés au chômage partiel, soit 24%.

Dans le cadre de procédures de restructuration, plus de 50 000 ruptures de contrat de travail ont été envisagées depuis le début de la crise sanitaire. « C’est près de trois fois plus que sur la même période en 2019, l’essentiel de la hausse étant survenue avec les PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) enregistrés en juin et juillet », écrit la direction des statistiques du ministère du Travail. Il y a eu 2 900 licenciements collectifs initiés et ces procédures concernent en grande majorité moins de dix salariés, dans les secteurs de la réparation d’automobile, de la construction, de l’industrie manufacturière et de l’hébergement et de la restauration. Elles sont en diminution en juillet et en août.

Enfin, le nombre d’offres d’emploi en ligne est en hausse la dernière semaine d’août, à 112% du niveau d’avant le confinement. « Il marque ainsi un rebond par rapport à la première quinzaine d’août, période qui avait été marquée par les congés estivaux », précise la Dares.

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