L’Etat va prendre en charge 5 000 euros pour chaque jeune qui part en Volontariat international

Le gouvernement souhaite aider les jeunes qui partent travailler à l’étranger.

Les VIE sont réservés aux jeunes diplômés de 18 à 28 ans. Crédit: iStock.

Le volontariat international en entreprise (VIE) va être renforcé. Franck Riester a annoncé la prise en charge par l’Etat de 5 000 euros pour l’envoi d’une jeune sous statut VIE. « On va mettre davantage d’argent dans les VIE, pour ces jeunes qui passent deux ans dans une entreprise », a indiqué sur RFI le ministre délégué au Commerce extérieur et à l’Attractivité, lundi 7 septembre. La mesure fait partie du plan de relance pour favoriser l’emploi des plus jeunes, dont le montant s’élève en tout à 6,7 milliards d’euros. Une somme qui sera octroyée à ceux qui vont travailler dans une entreprise de petite ou moyenne taille, notamment ceux « issus de formations courtes ou venant des quartiers prioritaires de la politique de la ville », selon le dossier de présentation.

3 000 missions financées

Les VIE sont réservés aux jeunes diplômés de 18 à 28 ans. Les frais engagés par l’Etat représentent « entre 15 et 20% » des coûts de la mission, qui est indemnisée. « Au moins 3 000 missions seront financées », a précisé encore le ministre sur Twitter. La mesure fait partie du volet « plan de soutien à l’export » du plan de relance, d’environ 250 millions d’euros. En effet, les « filières emblématiques à l’export (comme l’aéronautique) ont été très touchées » a précisé Franck Riester sur RFI. Le ministre souhaite que l’économie française « continue de se projeter à l’international ». Avant la crise sanitaire, la France comptait 130 000 entreprises exportatrices. Son déficit commercial s’est creusé au deuxième trimestre 2020 pour atteindre 20,4 milliards d’euros et les exportations ont chuté de 28,9%, plus que les importations qui ont baissé de 20,7%.

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Retrouver son niveau atteint en 2019

En plus de renforcer l’assurance-prospection, le ministre délégué au Commerce extérieur et à l’Attractivité a parlé d’un « chèque export » qui pourra prendre en charge jusqu’à la moitié des frais de participation d’une entreprise à un salon international. Les ambassadeurs de France devront « faire remonter les spécificités de chaque plan de relance en Europe », regroupées sur un site internet, a expliqué Franck Riester : il s’agit pour les entreprises de prendre connaissance des appels d’offre ou projets en dehors de leurs frontières. La France avait atteint en 2019 le rang de la première destination des investissements directs étrangers en Europe.

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