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La dette publique, en forte augmentation, monte à 114,1% du PIB

À la fin du deuxième trimestre 2020, les emprunts de l’État représentaient 2 638 milliards d’euros, selon les chiffres de l’Insee.

La dette publique s’envole au deuxième trimestre 2020. D’avril à juin, elle a grimpé de 200 milliards d’euros supplémentaires par rapport aux trois premiers mois de l’année, indique l’Insee dans son rapport publié vendredi 25 septembre. Cela correspond à 114,1% du produit intérieur brut. Par rapport au trimestre précédent, la dette a gonflé de 12,7 points. Il s’agit de la hausse trimestrielle la plus importante depuis le début de cet indicateur, publié pour la première fois en 1995.

Financer le chômage partiel et les « reports d’imposition »

L’État a emprunté 113,4 milliards d’euros supplémentaires au deuxième trimestre. Il s’agissait notamment de financer des mesures d’aides et de soutien liées à l’épidémie, comme le chômage partiel ou encore les « reports d’imposition » et « la contraction des recettes fiscales sous l’effet de la chute de l’activité économique », selon l’Insee. De manière générale, la dette publique s’est creusée pour renflouer les caisses des administrations publiques et pour faire face à des « besoins de financement futurs liés à la crise sanitaire », précise le rapport.

Les administrations de sécurité sociale, comme l’Acoss (Agence centrale des organismes de sécurité sociale), l’Unédic (assurance chômage) ou la Cades (Caisse d’amortissement de la dette sociale) se sont fortement endettées, avec 84,9 milliards d’euros d’emprunts supplémentaires. Les administrations publiques locales ont, elles, engrangé 2,7 milliards d’euros de dette d’avril à juin.

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Les actions et titres de l’État montent

En net, la dette publique est toujours en augmentation, mais moins importante, avec 105,8 milliards d’euros supplémentaires, ce qui revient à 100,3% du PIB. « Elle augmente moins fortement que la dette brute en raison de la hausse de la trésorerie de l’État et des administrations de sécurité sociale », précise l’enquête. En revanche, les actions et titres détenus par les administrations publiques comme par l’État montent, de 19 milliards d’euros pour les premières et de 3,9 milliards d’euros pour le deuxième.