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50 000 emplois sont concernés par le chômage partiel de longue durée

La ministre du Travail, Elisabeth Borne, annonce que plus de 300 accords ont été signés par des entreprises pour mettre en place l’Activité partielle de longue durée (APLD).

Credit:NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Pour maintenir les emplois, le gouvernement a mis en place l’Activité partielle de longue durée (APLD), un dispositif qui permet à l’employeur de bénéficier d’une meilleure aide financière de l’Etat. En revanche, pour le mettre en place, il doit passer un accord collectif avec les syndicats. Lundi 28 septembre, Elisabeth Borne a parlé de « 300 accords » signés, soit « 50 000 emplois », selon la ministre du Travail sur BFM TV. Le gouvernement encourage les entreprises à utiliser ce dispositif alors que le reste à charge pour le chômage partiel va augmenter d’ici un mois.

Selon Les Echos, le secteur de la métallurgie a été le premier à signer un accord, étendu à toutes les entreprises le 26 août. D’ailleurs, ce sont les partenaires sociaux du secteur qui ont permis son élaboration : l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) et trois syndicats représentatifs (FO, CFE-CGC et CFDT). Le nombre de branches qui négocient sur ce point ou prévoient d’ouvrir des négociations est en hausse, soit vingt branches en tout selon le ministère du Travail cité par le quotidien économique.

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500 000 personnes concernées d’ici à l’an prochain

Le coût de l’APLD est estimé à 6,6 milliards d’euros par le gouvernement dans le cadre du plan de relance. La mesure doit concerner 500 000 personnes d’ici à l’an prochain. L’Etat prend en charge sous la forme d’un remboursement la baisse de l’activité, à hauteur de 85% des indemnités versées aux salariés. Les employés perçoivent une indemnité de 84% de leur salaire net. De plus, ils peuvent suivre une formation. Les conditions du chômage partiel classique se durcissent au 1er novembre, un mois plus tard que prévu. Le taux de remboursement des entreprises sur le versement des salaires va passer de 85% à 60%.