Se connecter S’abonner

Budget 2021 : le lissage du malus CO2 salué par la filière automobile

La filière automobile a salué jeudi le lissage sur trois ans du durcissement du malus CO2, mais veut éviter l’introduction d’un malus au poids.

View from above on a traffic jam as seen from the Arc de Triomphe (Paris, France).

Une éclaircie sur le front du malus CO2. Le lissage du dispositif est salué par la filière automobile : « Il s’agit de petits pas et d’avancées constatés suite à la proposition portée par le CNPA, avec les acteurs de la filière, visant à atténuer le très fort durcissement du malus CO2 à compter de 2021 », a salué jeudi le Centre des professions de l’automobile (CNPA) dans un communiqué. Dans le cadre des débats sur le projet de loi de finances pour 2021, les députés ont bataillé autour du malus automobile, qui depuis début mars vise tous les véhicules émettant plus de 138 grammes de CO2 au kilomètre et monte jusqu’à 20.000 euros pour l’achat des plus polluants.

Lissage sur trois ans

Pour l’alourdir, le projet de budget 2021 prévoyait initialement d’abaisser ce seuil à 131 grammes dès janvier 2021 puis à 123 grammes en 2022. Mais le gouvernement a opté pour une pente moins forte, lissée sur trois ans, avec un seuil de 133 grammes en 2021, 128 grammes en 2022 et 123 grammes en 2023.

Le CNPA continue de s’opposer au malus poids, qui vise pour l’instant les rares véhicules de plus de 1.800 kg – un gage envoyé à la Convention citoyenne pour le climat, qui voyait plutôt la barre à 1.400 kg.

Durcissement du barème

L’organisation s’inquiète « d’un durcissement du barème du malus poids dans les prochaines années, à l’image du barème CO2, faisant de la fiscalité automobile une variable d’ajustement budgétaire ». Elles « s’interroge » aussi « sur la cohérence, au plan environnemental, d’une exclusion des véhicules électriques et hybrides », dont le bilan carbone n’est pas neutre non plus. Le CNPA pointe également des « risques de contournement de la fiscalité automobile, avec une multiplication des immatriculations et des locations à l’étranger », et souligne que ces nouvelles dispositions doivent être « articulées » avec les réglementations européennes.