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Entreprises : 40% des Parisiens pourraient quitter la région pour raison professionnelle

Les actifs sont plus enclins à la mobilité depuis le confinement, selon une étude de l’IFOP/Syntec. 41% des personnes interrogées seraient partantes pour changer de région pour raison professionnelle.

La mobilité pour raisons professionnelles intéresse les actifs français. C’est le résultat d’une étude menée par l’Ifop pour la fédération Syntec et publiée le 20 octobre. La possibilité de changer de région pour son travail séduit 41% des personnes interrogées. Le chiffre monte même à 60% pour les actifs franciliens et 40% des Parisiens, prêts à quitter la capitale. En revanche, seulement 26% des personnes quitteraient une petite ou moyenne agglomération pour travailler dans une métropole et 45% serait prêt à faire l’inverse, soit quitter une métropole pour une petite ou moyenne agglomération. L’intérêt pour les grandes villes est donc moins important. Ils ne sont même que 16% à déclarer être intéressés par venir vivre à Paris pour raison professionnelle.

Selon l’étude, la période de confinement aurait exacerbé l’attrait que les régions exercent sur les populations qui vivent en grande agglomération. Le télétravail, qui s’est développé de manière très importante avec la crise sanitaire, pourrait être une solution à 100% pour 36% des actifs, prêts à quitter leur bureau, et effectuer leurs tâches d’où ils veulent et quand ils veulent. En Ile-de-France, ils sont même 49% d’actifs à être prêts à passer au 100% télétravail, et 43% des actifs sur la tranche 18-24 ans.

Confiance aux TPE, PME et aux régions

La confiance envers les acteurs locaux est forte, selon l’étude Ifop, pour renforcer l’attractivité des territoires. En effet, 86% des sondés font confiance aux TPE et PME et 78% à la région, 77% aux collectivités locales. Les grandes entreprises et l’État recueillent moins d’intérêt quant à leur rôle dans l’attractivité régionale (respectivement 57% et 35% des personnes interrogées se disent en confiance). Enfin, l’étude a identifié trois facteurs qui contribuent à cette attractivité : la qualité de l’habitat et l’offre de logements, les réseaux de transports et les réseaux de soins et l’accès à la santé. Viennent ensuite la qualité de l’éducation et l’offre de formations, le développement de tiers lieux pour favoriser les projets collectifs et les interactions sociales, le déploiement de la fibre optique ou de la 5G et enfin, l’offre culturelle.