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Coronavirus : vers une baisse du pouvoir d’achat

Olivier Dussopt, ministre délégué en charge des Comptes publics, estime que malgré les mesures prises par l’exécutif, depuis le début de la crise du coronavirus, le pouvoir d’achat des Français devrait diminuer de 0,5%.

« Nous sommes le pays qui protège le mieux le pouvoir d’achat des salariés. » Ministre délégué en charge des Comptes publics, Olivier Dussopt était au micro de Sud Radio mercredi 28 octobre. A quelques heures de l’annonce, par Emmanuel Macron, de nouvelles mesures restrictives visant à freiner la propagation du coronavirus, il s’est voulu rassurant. Olivier Dussopt a affirmé qu’avec Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, « nous préparons les dispositions pour accompagner l’économie, quelle que soit la nature des décisions prises ». Pour autant, le pouvoir d’achat pourrait diminuer de 0,5%, selon lui.

Une diminution jugée plus qu’acceptable par le ministre délégué, dans la mesure où « la production de richesse a baissé de 10% (…) La logique aurait voulu que ce soient les mêmes chiffres », souligne-t-il. Cet écart s’expliquerait selon lui par le recours au chômage partiel. « Au mois d’avril, l’État a payé à la place des entreprises françaises le salaire de 11 millions de salariés » soit l’équivalent de « deux milliards d’heures de travail », a chiffré Olivier Dussopt.

70 milliards de recettes fiscales perdues

Depuis le début de l’année, 60 milliards d’euros de dépenses ont déjà été engagés selon lui. « Nous avons déjà perdu, au total, toutes administrations confondues, 70 milliards d’euros de recettes fiscales », a précisé le ministre.

Quant aux prévisions de la croissance, qui avoisinent pour le moment une chute de 10% en 2020 avant une progression de 8% en 2021, elles pourraient évoluer, en fonction des mesures qui seront annoncées par le président de la République. « Nous avions dit que 2020 se terminerait avec une récession, une croissance négative de 10% (…) Nous avions été prudents. Aujourd’hui, l’épidémie que nous vivons montre que nous avons eu raison d’être prudents », a expliqué Olivier Dussopt. Une prudence toujours de mise puisque ce dernier estime qu’il est « trop tôt » pour évoquer les futures modifications aux prévisions de croissance pour 2020 et 2021.

Si un confinement général se solde par « une perte de 2,5 points de PIB par mois (…) l’objectif est de tenir cette prévision de croissance pour l’année 2021, parce que nous avons besoin de cela », a-t-il ajouté.