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Coronavirus : Bercy s’attend à un déficit plus important

Le ministre délégué aux Comptes publics affirme s’attendre à un déficit de 11,3% du PIB pour 2020.

prélèvement à la source

Une récession de 11,3% du PIB, voilà les dernières prévisions du gouvernement pour l’année 2020. L’annonce a été faite par Olivier Dussopt, ministre délégué aux Comptes publics dans le JDD, dimanche 1er novembre. Ce dernier confirme ainsi les déclarations de Bruno Le Maire. Vendredi, le chef de Bercy indiquait une prévision « à moins 11% » sur France Inter. Jusqu’ici, le ministère de l’Économie tablait sur un déficit de 10% du PIB. La situation économique est donc revue à la baisse, quelques jours après la mise en place d’un nouveau confinement pour faire face à la deuxième vague de Covid-19. 

248 milliards d’euros 

Ce déficit représenterait donc, selon les derniers calculs, 248 milliards d’euros. « Nous l’estimions à 53,5 milliards au début de l’année », précise toutefois Olivier Dussopt. En septembre, la prévision était de 10,2%. Le ministre fait également un bilan comptable de la crise sanitaire. La note du coronavirus pour le pays est chiffrée à 186 milliards d’euros, « 100 milliards de pertes de recettes du fait de la chute d’activité, et 86 milliards de mesures d’urgence sanitaires et économiques », détaille-t-il. 

La dette est quant à elle estimée à la baisse, à 119,8% du produit intérieur brut, légèrement supérieure aux prévisions de septembre (117,5%), mais inférieure au taux d’endettement imaginé par le troisième budget rectificatif de juin dernier qui envisageait 121% sur l’année. 

« Nos mesures de soutien inédites nous permettront de faire face » 

Tout comme Bruno Le Maire avant lui, Olivier Dussopt s’est toutefois montré rassurant, déclarant qu’il ne croyait pas à un effondrement de l’économie. « L’économie française est résiliente, comme l’a montré le rebond spectaculaire de la croissance au troisième trimestre », a-t-il ajouté. Le ministre de l’Économie évoquait également ce regain d’activité de l’ordre de 18%. « Nos mesures de soutien inédites nous permettront de faire face. Ce n’est pas de l’optimisme, mais du réalisme », a soutenu le ministre.