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Les Franciliens représentaient près de 22% du revenu disponible brut national en 2017

Alors que les ménages d’Ile-de-France représentent 18,2% de la population, ils concentraient en 2017 21,6% du revenu disponible brut (RDB) en France, selon l’Insee.

Inflation
Crédit : iStock.

Les habitants de la région Ile-de-France seraient plus riches que les autres Français. En 2017, le revenu disponible brut des ménages (RDB) s’élevait à 1 388 milliards d’euros en France, selon un focus de l’Insee, publié jeudi 12 novembre (dont 33 milliards d’euros dans les cinq départements d’outre-mer, les DOM). Les Franciliens concentraient près de 22% du RDB national, « alors qu’ils représentent 18,2% de la population », souligne l’Institut. Ainsi, le RDB par habitant (RDBH) s’établissait à 20 800 euros au niveau national et celui en Ile-de-France atteignait 24 600 euros, soit plus de 18% de plus que la moyenne du pays. Le revenu disponible brut des ménages (RDB) est le revenu dont ils disposent pour « consommer ou investir, après opérations de redistribution ».

La région Auvergne-Rhône-Alpes est aussi plus aisée, avec un RDBH supérieur à la moyenne nationale en 2017 : 21 300 euros. Hors DOM, il était le plus bas dans les Hauts-de-France avec 18 100 euros. Les ménages des DOM, représentant 3,2% de la population, disposaient de 2,4% du RDB national : le RDBH y était inférieur d’un quart à la moyenne en France, étant plus élevé Martinique (18 100 euros) qu’en Guadeloupe (17 300 euros). Il était de 17 500 euros à la Réunion. Enfin, les départements de la Guyane et Mayotte étaient « nettement en retrait » avec 11 100 euros et 7 100 euros par habitant.

Revenus d’activité de 1 342 milliards d’euros

Concernant les revenus d’activité, ils représentaient 1 342 milliards d’euros en 2017 selon le focus de l’Insee, soit 96,8% du RDB national. Il s’agit de la principale source de revenus. « Cette part varie de 79,3% à La Réunion à 115,1% en Ile-de-France », écrit l’Insee. La région francilienne est nettement au-dessus des autres avec une part des revenus d’activité supérieure à 100%. De plus, l’Insee note que la région enregistre moins de ménages bénéficiant de prestations sociales (retraites, chômage, famille et maladie). Ces dernières (deuxième composante du RDB) représentaient 35,9% du revenu disponible en France métropolitaine et 25,3% dans les DOM.

Les régions concernées par des moyennes plus élevées que la moyenne en métropole en ce qui concerne les prestations sociales étaient la Nouvelle-Aquitaine, la Bourgogne-Franche-Comté, la Normandie et l’Occitanie, certaines ayant une population plus âgée que la moyenne nationale. Les prestations étaient moins élevées en Ile-de-France, 27,6%, en Corse, 35% et en Auvergne-Rhône-Alpes, 35,4%. Concernant les cotisations sociales et les impôts directs, qui sont des prélèvements, ils représentaient 34,9% et 16,3% du RDB des ménages en France. Ils étaient plus élevés en Ile-de-France car les revenus d’activité y étaient plus importants. Enfin, les revenus du patrimoine contribuaient à hauteur de 18,7% du RDB national toujours en 2017 (excédent brut d’exploitation, EBE, et revenus de la propriété). La Provence-Alpes-Côte d’Azur se distinguait avec 20,3% de revenus du patrimoine, contre 15,8% pour les Hauts-de-France et 16,1% pour la Normandie.