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Compte personnel de formation : un salarié dispose en moyenne de près de 1.300 euros

Activation, abondement, transfert des heures de DIF… Tout savoir sur le compte personnel de formation.

Plus de 38 millions d’actifs – salariés, fonctionnaires, travailleurs indépendants ou demandeurs d’emploi – sont titulaires, parfois sans le savoir, d’un compte personnel de formation (CPF). Celui-ci est utilisable tout au long de la vie active pour financer une formation.

Quelque 12 millions de personnes l’ont ouvert depuis sa création, en 2015. Comment procéder ? Il suffit d’aller, avec son numéro de Sécurité sociale et son e-mail, sur le site Moncompteformation.gouv.fr ou, depuis le 21 novembre 2019, sur l’application du même nom. Une fois son compte activé, on découvre la somme dont on dispose. Laquelle atteint 1.280 euros en moyenne en novembre 2020 pour un salarié du privé.

L’application permet ensuite de consulter un catalogue de 320.000 formations. Il suffit de taper le secteur de formation recherché et sa ville pour obtenir les formations proches de chez soi. La sélection apparaît, classée selon un mode aléatoire.

Permis B, aide à la création d’entreprise…

Sont éligibles toutes les formations certifiantes et réalisées par un organisme enregistré auprès du ministère du Travail. Les plus demandées sont le permis B, l’aide à la création d’une entreprise, le bilan de compétences, le Tosa (certification des compétences informatiques et digitales) et le Toeic (niveau d’anglais).

Une fois la formation réservée en ligne, l’organisme dispose de 48 heures pour répondre et confirmer. Pour se faire aider, les salariés peuvent recourir gratuitement à un Conseil en évolution professionnelle (CEP). Les modalités d’acquisition de droits diffèrent selon le statut professionnel.

Pour un salarié qualifié à mi-temps ou plus, l’alimentation du compte se fait à hauteur de 500 euros par an, dans la limite de 5.000 euros. En dessous d’un mi-temps, les droits sont calculés au prorata de l’activité. Les salariés non qualifiés bénéficient eux de 800 euros par an, dans la limite de 8.000 euros. Jusqu’en 2019, le CPF était alimenté en heures, soit 24 heures par an pour un temps complet. La conversion des heures en euros a été réalisée en novembre 2019. Et ce, sur la base de 15 euros par heure.

Les entreprises peuvent abonder le CPF de leurs salariés

Depuis début septembre, les entreprises peuvent abonder le compte CPF de leurs salariés. Pour l’heure, 5 millions d’euros de dotation sont consacrés à 2.000 salariés. Un chiffre qui devrait monter en puissance après le confinement. Depuis juillet, Pôle emploi peut faire de même avec le CPF des demandeurs d’emploi. 18.000 personnes ayant un projet de formation en ont bénéficié, pour un total de 31 millions d’euros.

Pour les non-salariés, les droits seront calculés en 2020 au prorata des activités déclarées en 2018 et 2019. Chez les fonctionnaires, l’alimentation se fait encore en heures.

Comment transférer ses heures DIF sur le CPF ?

Le CPF a remplacé en 2015 le droit individuel à la formation (DIF), qui était alimenté à raison de 20 heures par an et plafonné à 120 heures. Dans un premier temps, les salariés avaient jusqu’au 31 décembre 2020 pour basculer les heures DIF (converties en euros, à raison de 15 euros l’heure, soit un maximum de 1.800 euros) sur leur CPF.

Heureusement, constatant que seul un salarié sur quatre a effectué cette opération, la ministre du Travail Elisabeth Borne a demandé de repousser cette limite au 30 juin. Le salarié doit récupérer son solde d’heures DIF sur son bulletin de salaire de décembre 2014 ou de janvier, ou demander une attestation à son employeur d’alors, et le rentrer dans son compte CPF.