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L’État fera moins d’économies que prévu en raison du report de la réforme des APL

Au lieu des 1,2 milliard d’euros prévus, l’Etat économisera moins de 500 millions d’euros en raison du report de la réforme des APL, au 1er janvier 2021.

La crise sanitaire perturbe le calendrier des réformes. Ainsi, celle des aides personnalisées au logement (APL) est reportée au 1er janvier 2021, après l’avoir été déjà à trois reprises, notamment pour des raisons techniques, relève Le Figaro. Le nouveau mode de calcul de ces aides entrera en vigueur avec deux ans de retard au total. Les économies prévues seront donc moins importantes pour l’Etat : la réforme devait générer 1,2 milliard d’économies, mais elles devraient finalement être en-dessous de 500 millions d’euros. Le chiffre a été évoqué par Emmanuelle Wargon, ministre en charge du Logement, lors de son audition mardi 17 novembre par la Commission des affaires économiques du Sénat.

A partir du 1er janvier 2021, les APL seront calculées sur les revenus de l’année en cours et non plus sur ceux de l’année d’avant (soit deux ans avant). En raison de la crise sanitaire, ces aides vont augmenter car le nombre de bénéficiaires qui verront le montant des APL augmenter va grimper lui aussi selon Le Figaro. Ils seront 50% à voir leur APL changer l’an prochain, à la hausse ou à la baisse, selon la ministre chargée du Logement. « Malheureusement, on a beaucoup de ménages dont les revenus vont baisser, que ce soit des salariés en chômage partiel, des intermittents qui ont complètement perdu toute activité ou des personnes qui avaient plusieurs contrats (précaires) et qui n’en ont plus qu’un », a expliqué Emmanuelle Wargon.

Pas de perdants parmi les étudiants

Concernant les étudiants, la ministre chargée du Logement a tenu à rassurer : ils ne seront pas impactés par la réforme. Ils sont 800 000 à bénéficier des APL. « Il n’y aura pas de perdants. L’APL des étudiants qui ne travaillent pas sera inchangée. Quant à ceux qui travaillent en parallèle de leurs études, le forfait les protège », a précisé Emmanuelle Wargon. Le forfait est de 7 000 euros par an, prévu par la réforme, pour les étudiants salariés. Pour les jeunes qui n’ont pas pu être embauchés, sans ressources et qui n’ont plus le statut étudiant, les APL devraient baisser progressivement.