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5G : 16 000 sites déjà autorisés en France, alors qu’elle arrive dans de grandes villes

L’Agence nationale des fréquences (ANFR) a présenté la liste des 16 000 premières autorisations accordées aux opérateurs de téléphonie mobile pour déployer leur réseau 5G, déjà activé dans neuf villes tests.

5G
Crédit: iStock.

De grandes métropoles, mais également des territoires ruraux. Au total, quelque 15 901 autorisations ont déjà été accordées par l’Agence nationale des fréquences (ANFR) aux opérateurs de téléphonie mobile pour déployer leur réseau 5G. Ces sites sont implantés dans 6 886 communes. Si les 40 villes de plus de 100 000 habitants de la métropole sont toutes concernées par ces premières autorisations, des communes rurales le sont aussi, précise l’agence, dans sa synthèse publiée le samedi 29 novembre. Testée depuis le 18 novembre à Paris, Marseille, Lille, Nantes, Montpellier, Lyon, Toulouse, Bordeaux et Rouen, la 5G doit être activée par les opérateurs.

Ces derniers ont payé 2,789 milliards d’euros à l’Etat pour s’offrir les fréquences 5G, lors des enchères de septembre dernier. Du côté d’Orange, le lancement du réseau mobile 5G aura lieu « dès le 3 décembre 2020 » dans 15 villes françaises, dont Nice, Marseille, Le Mans, Angers et Clermont-Ferrand, alors que d’autres communes demandent un moratoire sur cette technologie. Dans un communiqué daté du 26 novembre, l’opérateur annonce que « d’ici la fin de l’année, plus de 160 communes seront couvertes en 5G ».

La couverture de 120 communes annoncée par SFR 

SFR n’est pas en reste. Son réseau mobile de dernière génération a été lancé à Nice vendredi 27 novembre et au moins 120 communes devraient en bénéficier avant la fin de l’année, indique un communiqué publié lundi 30 novembre.

Du côté de Bouygues Telecom, la communication s’est, pour le moment, cantonnée aux offres tarifaires 5G grand public et entreprises. Et chez Free, un lancement a été évoqué dans les semaines à venir. 

« Equilibre territorial »

Comme le rappelait au JDD Cédric O, le secrétaire d’Etat au Numérique, il « faudra plusieurs années pour que le territoire soit intégralement couvert. Mais je tiens à dire que la France est le seul pays en Europe à avoir exigé qu’un quart des antennes allumées soient implantées dans des zones peu denses d’ici à 2024, par souci d’équilibre territorial et parce que la 5G représente un gros atout pour l’agriculture ou pour la télémédecine ».