Se connecter S’abonner

Les Français préfèrent travailler au bureau plutôt qu’à distance

Adeptes du télétravail à petite dose, les salariés français ont des attentes bien précises concernant leur retour en entreprise.

Il n’y a pas que les cadres qui privilégient le travail sur site. La majorité des salariés souhaite que le bureau reste au cœur de l’organisation du travail. Selon une étude Ipsos, réalisée pour le compte de Périal Asset Management, les Français aimeraient que le télétravail soit limité à un peu moins de deux jours par semaine. Publiée lundi 30 novembre, elle chiffre à seulement 15% le nombre de ceux qui voudraient télétravailler quatre ou cinq jours par semaine.

82% des employés préfèrent le bureau à leur domicile pour, notamment, mener à bien un projet d’équipe. Et ils sont 79% à le privilégier pour régler un problème professionnel urgent. Le travail sur site est également jugé préférable par 77% des sondés pour demander des informations ou de l’aide à des collègues. Mais lorsqu’il s’agit de se concentrer sur un dossier ou un projet important, les avis sont partagés. Dans ce cas, 54% des salariés préfèrent rester chez eux.

Des exigences en matière d’aménagement

Malgré ces freins, 60% des salariés estiment que le télétravail est appelé à se développer. Une part en progression de trois points depuis le mois de juin dernier. 

S’ils souhaitent travailler majoritairement au sein de leur entreprise, les salariés ont néanmoins quelques exigences en matière de rénovation de celles-ci. L’étude met en avant le fait que 57% des salariés estiment important, voire indispensable que des travaux et des aménagements soient réalisés dans les parties communes. Il en va de même pour les espaces d’échange (54%), l’équipement de travail (53%) et leur poste de travail (51%).

Un meilleur respect des gestes barrières

Loin d’être capricieux, ils sont 58% à espérer que ces changements permettront un meilleur respect des règles sanitaires (58%) au bureau. Parallèlement, ils sont 57% à se dire que des aménagements favoriseront la convivialité, dans un contexte marqué par une forte morosité.