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Mesures d’aides : une hausse du niveau de vie de 2,4% pour les ménages modestes

Les aides exceptionnelles mises en place pendant la crise du coronavirus en 2020 ont permis une augmentation du niveau de vie des bénéficiaires de minimas sociaux.

PEL

D’octobre 2019 à octobre 2020, le nombre de personnes touchant le Revenu de Solidarité Active (RSA) a augmenté de 8,5%, selon une étude statistique du ministère de la Santé et des Affaires sociales, citée dans une note de la Direction générale du Trésor. Pour la Caisse d’Allocations Familiales, ce chiffre s’explique par une difficulté à trouver un emploi, il s’agirait plus d’un « ralentissement des sorties du dispositif » plutôt qu’une augmentation des entrées.

900 euros d’aide entre mai et novembre

La crise sanitaire et économique du Covid-19 a touché les précaires et les ménages aux revenus faibles de manière très importante. Agnès Bénassry-Quéré, la chef économiste du Trésor explique cela par le fait que ces foyers occupent des emplois dans les domaines les plus impactés économiquement, des contrats plus précaires, des « postes moins télétravaillables », et une hausse imposée des dépenses notamment pour compenser la fermeture des cantines scolaires lors du premier confinement.

Les bénéficiaires du RSA et de l’allocation de solidarité spécifique ou de l’allocation logement ont reçu en mai et en novembre 150 euros d’aide exceptionnelle, auxquels il faut ajouter 100 euros par enfant. En août, la prime de rentrée scolaire a été augmentée de 100 euros pour ces foyers. Un couple avec deux enfants touchant les minimas sociaux a perçu 900 euros d’aides entre mai et novembre. Les étudiants en difficulté ont également touché des aides entre 150 et 200 euros.

Des effets plus importants sur les ménages les plus modestes

La Direction général du Trésor affirme ainsi que le niveau moyen des ménages les plus modestes a été rehaussé de 2,4% grâce à ces aides. Le deuxième décile des foyers a vu son niveau de vie monter de 1%, le troisième de 0,5% puis 0,2% pour le quatrième. L’effet des aides pour les étudiants, très impactés par la crise, n’a pas pu être calculé car les sommes d’argents données par la famille sont difficiles à prendre en compte.