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Coronavirus : quelles conséquences pour les faillites d’entreprises ?

Les secteurs les plus touchés par la crise pourraient faire face à près de 26% de faillites, selon un rapport du Conseil national de productivité (CNP).

défaillances

Les aides aux entreprises ont permis « d’absorber une grosse partie du choc » de la crise économique et sanitaire. Fonds de solidarité, chômage partiel, prêts garantis par l’État ont évité de nombreuses faillites en 2020. En fait, ces mesures d’urgence ont même permis de réduire le nombre de défaillances d’entreprise de 36% par rapport à 2019, et de 29% pour les PME, d’après le rapport du Conseil national de productivité (CNP) de janvier 2021. 

« Une ‘mise en hibernation’ de nombreuses entreprises »

L’organisme a observé les conséquences de la pandémie de Covid-19 sur la productivité des entreprises françaises. Il note une crise « inédite », par « son ampleur, sa soudaineté » mais également par l’ « ampleur des dispositifs de soutien d’urgence à l’économie ». Ce sont ces derniers qui ont réduit de façon importante les faillites. 

Dans la construction, la diminution des défaillances d’entreprises est de 39% en 2020 par rapport à l’année précédente. Dans le commerce, l’hébergement et la restauration et la culture et les loisirs, des secteurs parmi les plus touchés par la crise, les faillites ont diminué respectivement de 34%, 28% et 18%. « Les politiques d’urgence et de relance ont permis une ‘mise en hibernation’ de nombreuses entreprises qui explique cette chute des défaillances », explique le rapport. 

26% de faillites pour les secteurs les plus touchés 

Le CNP pointe un risque important de faillites lors de la fin des aides de l’Etat, jusqu’à 25,7% en 2021-2022 pour les secteurs les plus impactés, et 12,1% pour les domaines moyennement touchés. Il faut par ailleurs prendre en compte les défaillances « normales », celles qui auraient dû arriver, hors temps de crise, de l’ordre de 30%, selon l’étude. 

Par ailleurs, ces mesures de soutien pourraient soutenir des entreprises « zombies », « peu productives » qui ne survivent qu’avec les aides de l’Etat. Si le CNP affirme que le risque est simplement modéré à l’heure actuelle, il prévient qu’il ne faudra pas « soutenir artificiellement des entreprises non-viables une fois que l’activité sera repartie »