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L’aide exceptionnelle aux chômeurs précaires sera versée avec trois semaines de retard

Le revenu mensuel minimum, qui peut atteindre jusqu’à 900 euros, devait être versé vendredi 15 janvier. Finalement, les travailleurs précaires ne le recevront que le 5 février.

assurance vie
Crédit : Frederic DIDES/SIPA.

Il va falloir patienter encore un peu. Le revenu minimal exceptionnel, promis à l’automne dernier par l’Etat et officialisé dans un décret du 30 décembre 2020, sera versé avec trois semaines de retard. Les travailleurs précaires devaient le recevoir ce vendredi 15 janvier, mais l’aide ne sera versée que le 5 février, au titre de novembre et décembre, selon le ministère du Travail aux Echos. Près de 500.000 personnes sont concernées : elles alternent entre les allocations chômage et les revenus de contrats courts. Pour les versements au titre de janvier 2021, le virement est prévu entre le 21 et le 24 février. En revanche, la date pour le mois de février n’est pas connue.

Cette aide exceptionnelle avait été annoncée pour les travailleurs de l’hôtellerie, la restauration, l’événementiel, concernés par des petits contrats, et ceux qui n’ont pu recharger leurs droits au chômage en 2020. Ainsi, les plus précaires sont pris en compte, car les syndicats avaient demandé que la quantité minimale de travail en 2019 requise au départ soit revue à la baisse, soit de 260 jours à 138 jours minimum. Le nombre de bénéficiaires a ainsi gonflé de 50.000 personnes, soit 450.000 au total selon Les Echos. Le retard de versement serait dû à un problème au sein de Pôle emploi, qui a dû mettre en place un traitement informatique dédié à cette aide, selon le ministère du Travail.

Aides d’urgence pour les jeunes

Fin novembre, le gouvernement avait aussi annoncé le doublement des aides d’urgence pour les jeunes en difficulté. Ainsi, 200.000 jeunes peuvent bénéficier de la garantie jeune au lieu de 100.000, « dont des jeunes très exclus », avait précisé alors Jean Castex, le Premier ministre. En plus des autres coups de pouce annoncés à la fin de l’année 2020, un dispositif spécifique d’accompagnement des jeunes diplômés a été mis en place, via l’Apec ou Pôle emploi, ainsi qu’une allocation financière, en fonction des besoins du jeune, pouvant atteindre « jusqu’à 500 euros par mois », avait chiffré Elisabeth Borne, ministre du Travail.