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Pas de RSA à l’horizon pour les 18-25 ans

Le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance s’est, une nouvelle fois, dit opposé au RSA pour les 18-25 ans ce vendredi 15 janvier.

jeunes
Crédit : IStock.

Le gouvernement ne change pas d’avis sur le revenu de solidarité active (RSA) pour les 18-25 ans. « Je pense que ce n’est pas une bonne politique », a déclaré Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, vendredi 15 janvier sur BFMTV. Certains demandent l’élargissement du RSA aux plus jeunes, fortement touchés par la crise sanitaire. « A 18 ans, ce qu’on veut, c’est un travail », a argumenté le ministre. « On veut une rémunération de son travail, on ne veut pas une allocation », a continué Bruno Le Maire, qui ferme à nouveau la porte à l’élargissement du dispositif. « C’est une conviction politique forte chez moi : je pense qu’on construit sa vie par le travail. On construit sa vie par l’emploi que vous trouvez, par l’engagement que vous avez dans votre profession, (…) c’est ça qui vous fait grandir », a encore ajouté le chef de Bercy.

Cet élargissement du RSA aux 18-25 ans n’est pas « la bonne solution » pour répondre à la crise sanitaire et économique, selon le ministre. Toutefois, il a précisé qu’il fallait apporter « des aides particulières aux jeunes qui sont les plus en difficulté ». Bruno Le Maire évoque les aides à l’apprentissage, avec « près de 500.000 apprentis embauchés en 2020, c’est-à-dire plus qu’avant la crise ». Le ministre souhaite aussi continuer à apporter des aides aux entreprises qui embauchent des jeunes, faisant référence au plan « un jeune, une solution », lancé à l’été 2020. « Notre politique, c’est de mettre l’argent là où cela permet à un jeune de trouver un emploi », a poursuivi Bruno Le Maire sur BFM TV.

Une politique « différente » assumée

Le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance assume sa politique, « différente » selon ses propos sur la chaîne d’information. « Je la revendique parce que je considère que, au-delà de l’aspect financier ou de l’aspect social, ce qui permet de se sentir bien, c’est de trouver sa place dans la société par le travail, avec un travail dignement rémunéré », a conclu Bruno Le Maire.