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Près de la moitié des paiements par carte étaient sans contact en 2020

Quasiment la moitié des paiements par carte ont été réalisés sans contact en 2020. Ce moyen de paiement a explosé l’an dernier.

sans contact
Credit:BEBERT BRUNO/SIPA/1010071927

Simple et rapide. Le paiement sans contact a séduit les Français, particulièrement en période de crise sanitaire où il faut respecter les gestes barrières : ne pas toucher le clavier lors d’un paiement avec sa carte bancaire (CB) est devenu une habitude. Selon les chiffres de CB, la quasi-moitié des paiements par carte l’an dernier dans les commerces ont été réalisés sans contact, soit 47%, rapportent Les Echos. En 2019, cela concernait un tiers des paiements, soit « 3,3 milliards de paiements par carte CB sans contact », selon le directeur du développement du groupement, Loÿs Moulin.  « Nous avons passé la barre des quatre milliards en 2020 », ajoute-t-il. Cependant, le paiement en argent liquide reste le plus important, soit six transactions sur dix en 2019.

La tendance à la hausse du paiement sans contact s’est accentuée tout au long de l’année 2020, pour atteindre 52% des paiements par carte en décembre, contre 38% en janvier. L’accélération vient du fait que le plafond a été porté à 50 euros. « En juin, soit à peine un mois après la hausse du plafond, 35% des paiements au-dessus de 30 euros étaient réalisés en sans contact », détaille aux Echos Loÿs Moulin. « En décembre, l’adoption était de 45% », poursuit-il. Les magasins ont aussi contribué à l’essor de ce mode de paiement, puisqu’en 2018, le nombre de commerçants avec un terminal qui accepte le sans contact est passé de 59% à 80%. La grande et moyenne distribution sont parmi les secteurs les mieux équipés, ainsi que les boulangeries, bars-tabacs et bureaux de poste, note le quotidien.

Hausse du nombre de refus

Toutefois, le sans contact connaît quelques déboires. Avec l’augmentation du nombre de paiements de ce type, les refus se sont multipliés. Il s’agirait d’un mécanisme de sécurité : la banque vérifierait régulièrement, en demandant le code, que le détenteur de la carte bancaire est le bon propriétaire. De plus, la demande d’autorisation n’est pas systématique jusqu’à 30 euros. En revanche, « au-delà, chaque paiement par carte fait l’objet d’une demande d’autorisation qui remonte jusqu’aux banques », explique aux Echos Jean Michel Chanavas, le délégué général de Mercatel. Dans ce cas, la fluidité du réseau est à prendre en compte.