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Les créations d’entreprises ont explosé en 2020

La crise sanitaire n’a pas empêché les Français de créer des entreprises l’an dernier : il y en a eu 35.000 de plus qu’en 2019 selon l’Insee.

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Crédit : iStock.

Près de 850.000 entreprises ont été créées en 2020. Ce chiffre a révélé que l’année n’a pas été si mauvaise pour les entrepreneurs, puisque presque 35.000 entreprises de plus qu’en 2019 ont été créées, selon les chiffres publiés par l’Insee vendredi 15 janvier. Parmi le type d’entreprises nouvellement enregistrées l’an dernier, ce sont les microentreprises qui sont les plus nombreuses. Il y en a eu 5,6% de plus, soit plus de 630.000 créées en 2020. Concernant les autres types de sociétés, le nombre de créations est resté stable, ce qui est plutôt positif en période de crise économique liée à la pandémie de Covid-19, alors que l’activité a chuté de près de 10%, relèvent Les Echos.

Dans les détails, c’est le secteur « transports et entreposage » qui enregistre le plus de nouvelles entreprises, soit les livreurs de repas et les chauffeurs de VTC qui ont été plus nombreux en 2020 à s’enregistrer. En effet, les demandes de livraison de repas à domicile ont augmenté avec les confinements et les restrictions. « Certains salariés ont été angoissés par le chômage partiel ou par la situation économique de leur employeur et se sont lancés », selon François Hurel, le président de l’Union des autoentrepreneurs – aujourd’hui appelés microentrepreneurs-, aux Echos. « Il y a toujours une forte appétence des jeunes qui ne trouvent pas de travail et créent leur emploi en se lançant dans l’indépendance », commente encore François Hurel.

Un Français sur cinq voudrait créer son entreprise en 2021

Le dynamisme entrepreneurial pourrait continuer cette année. En effet, un Français sur cinq est prêt à créer son entreprise en 2021, ou à en reprendre une, selon un sondage OpinionWay réalisé à l’occasion du salon Go entrepreneurs (Les Echos-Le Parisien Evénement). Cependant, le régime de microentreprise peut aussi engendrer des difficultés pour ceux dont les revenus ont chuté en raison de la pandémie. Le chiffre d’affaires dans les transports était à peine de 1.000 euros par mois selon Les Echos, avant paiement des impôts et des charges, au quatrième trimestre 2019.